dimanche, 22 novembre 2009
L'opinion des Français à l'égard du Modem
Voici les principaux enseignements du Sondage BVA du 20 novembre :
- « 52% des Français conseillent au MODEM de proposer «un modèle de pouvoir moins personnel et plus à l'écoute des citoyens». Ils sont 57% à le dire chez les sympathisants du parti de François Bayrou. Ces derniers jours, c'est aussi ce qu'on a pu entendre chez ceux qui, au MODEM, s'agacent d'un «abus de pouvoir» de leur président, pour reprendre le titre de son livre à succès.
Les autres «clés du succès» seraient, selon les Français, de «défendre une économie de marché plus soucieuse de justice sociale», de«dépasser les clivages droite-gauche» (cette proposition plaît en particulier, aux sympathisants du MODEM et aux sympathisants de droite) et enfin «d'être en pointe dans la lutte contre les déficits publics». Bref, les personnes interrogées conseillent au MODEM de s'en tenir aux fondamentaux du «Bayrou de 2007».
- Les Français estiment en majorité que le MODEM doit rester indépendant. Ils sont plus nombreux à penser qu'il devrait refonder un parti de centre droit qu'à s'allier avec le Parti socialiste ou les Verts.
A 38% les Français répondent: il doit «rester indépendant». 27% disent qu'il doit «s'allier avec le Nouveau Centre pour recréer un parti de centre droit», 21% «s'allier avec le parti socialiste», 13% «s'allier avec les Verts».
Les sympathisants du MODEM eux-mêmes défendent à une majorité relative la stratégie d'indépendance (39%). Remarquons qu'ils sont beaucoup plus nombreux (33%) à penser qu'un retour au centre droit est préférable à une alliance avec les Verts (20%) et surtout avec le PS (8%). Ils remettent ainsi en cause le tropisme vers la gauche initié par Marielle de Sarnez.
- Orgueilleux, impatient, mais compétent tels sont les adjectifs qui ressortent à propos de François Bayrou.
Téléchargez le sondage complet en pdf.
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mercredi, 10 juin 2009
Et après ?
Voici mon analyse personnelle des résultats des élections européennes de dimanche dernier et plus particulièrement des scores du MoDem.
Je pense qu'il y a deux erreurs à éviter pour bien pouvoir en tirer des conclusions politiques :
Tout d'abord, penser que le dérapage verbal de François Bayrou jeudi soir sur France2 a couté l'élection : les sondages montraient un tassement du MoDem et une montée d'Europe Ecologie une semaine avant et se sont avérés vrais.
Peut-être avons-nous perdu un ou deux points à cause de cet événement ; nous aurions alors été autour de 10%, mais cela aurait quand même été un score très faible. C'est donc dans l'ensemble de la campagne qu'il faut chercher des explications.
Ensuite, il ne faut pas penser que nous n'avons pas assez parlé d'écologie et pas assez mis en avant nos candidats écologistes. Si on prend cette théorie par l'absurde, cela revient à dire que si que l'UMP est devant nous, c'est parce que nous n'avons pas eu de discours assez sécuritaire ! Rien ne sert de courir après un autre électorat. Les écologistes seront toujours plus crédibles que nous pour un électeur qui veut voter écolo.
Europe-Ecologie a essentiellement récupéré un électorat de gauche, issu essentiellement du PS. La comparaison en nombre de voix avec d'autres élections le montre clairement. Les déçus du PS ont trouvé une voie, et ce n'est pas au MoDem qu'ils sont allés.
En revanche, la seule chose qui nous a fait mal de leur part, c'est qu'Europe-Ecologie a su capter un électorat pro-européen, par un message et une campagne uniquement axée sur l'Europe.
La famille politique centriste, très attachée à l'Europe, a été heurtée par la campagne - jugée hors contexte - menée depuis Paris. Notre projet européen n'a jamais été mis en avant au cours d'une campagne pourtant longue. Défendre nos idées, et mobiliser notre électorat est le principal enseignement qu'il faudra retenir.
Nous avons passé deux ans à taper sur le gouvernement et Sarkozy et nous n'avons plus défendu nos idées et nous n'avons plus été une force de proposition. Cette posture n'est plus tenable.
En Alsace, dans l'analyse des résultats bureau de vote par bureau de vote, on constate que nous réalisons des scores légèrement meilleurs là où...surprise, l'UMP réalise ses plus gros scores. Et ceux-ci sont plutôt réalisés à l'extérieur de Strasbourg où nous dépassons les 10% partout. Des terres où la fidélité au vote centriste résiste ! La stratégie qui consiste à dire que nous allons gagner un électorat plus urbain s'avère erronée également.
La déception provient essentiellement du type de scrutin et de la thématique, deux éléments qui auraient dû nous être favorables. Or, nous réalisons des scores plus faibles qu'aux cantonales à Strasbourg, plus faibles qu'aux législatives (bien sûr, meilleur quand même qu'aux municipales) et surtout moins bons que l'UDF de 2004... et c'est bien là l'échec pour notre mouvement qui a l'ambition de rassembler plus largement.
Le bilan peut se résumer en une phrase : nous avons perdu à droite ce que nous n'avons pas gagné à gauche.
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vendredi, 22 mai 2009
Des mesures concrètes pour vaincre la crise (1/2)
Comme beaucoup de monde, je préfère les propositions à la critique. Ça tombe bien on en fait pas mal, qu'on se le dise.
En introduction, JFK et ses colistiers déclarent qu'ils « entendent nullement livrer un programme clefs en main (certaines mesures ne pourraient, d'ailleurs, pas être cumulées), mais ouvrir des pistes... ». Puis en conclusion, que « l'on est parfaitement en droit de critiquer, de corriger, de rejeter, de condamner certaines de ces suggestions. (Celle, par exemple, iconoclaste qui concerne la Sécurité Sociale). Elles montrent et démontrent que cette finalité - qu'est l'avènement d'une nouvelle société humaniste - n'exclut évidemment pas les propositions précises de mesures concrètes et intermédiaires à court et à moyen terme. »
Alors allons-y ! Je reprendrai sur ce blog les principales mesures qui me semblent intéressantes en les commentant, puis les mesures qui me semblent moins bien inspirées.
Tout d'abord, les mesures intéressantes :
Nous proposons :
• D'agir, sur le plan européen, en faveur de l'institution d'un pouvoir économique au niveau de la zone euro, de la création d'une instance de coordination des politiques de relance au niveau des 27, de l'élargissement à l'action en faveur du plein emploi de la mission de la Banque européenne et de l'élaboration d'un véritable projet de réforme du système financier international, ce qui implique le licenciement du néolibéral bushiste José Manuel Barroso.
• De lancer un grand emprunt « patriotique », à taux dégressif (partant d'un taux de base de 5 ou 6 % pour les classes moyennes, pour descendre jusqu'à un taux marginal de 2 % pour les classes supérieures), les 2000 plus grandes fortunes de France étant contraintes d'y souscrire au taux de 2 %. Cet emprunt aura vocation à s'élargir à l'ensemble européen. Son produit sera exclusivement consacré à la relance économique.
• De créer une holding publique dont la dotation pourra atteindre 200 milliards d'euros (le grand emprunt à taux dégressif y contribuerait), cette somme représentant moins que ce qui a été versé, pendant quatre années, sous forme de dividendes par les entreprises du CAC 40 et étant équivalente, à population égale, à ce qu'a mobilisé le seul premier plan Obama. Cette somme serait destinée :
a) à favoriser, sur présentation d'un projet, et après vérification de la faisabilité du business plan, la création de PME innovantes, adaptées aux mutations de l'après crise par des prises de participations minoritaires (jusqu'à 35 % à la constitution du capital) ;
b) à entrer dans le capital de sociétés saines mais dont il est nécessaire de financer le développement (pour 35 % également) ;
c) à créer (et à subventionner par des commandes publiques) des entreprises nationales ou mixtes, engagées, en association avec le secteur privé, dans la réalisation de grands travaux d'infrastructures et d'équipements (dans le domaine, en particulier, des transports, de l'éducation, de la santé, du logement social ou de l'économie numérique), avec l'engagement, au bout de cinq ans, une fois la croissance revenue, de remettre 80 % de ces actifs sur le marché, de réaliser les plus values, et de consacrer la totalité des recettes à la réduction des déficits. La rénovation des palais de justice, des commissariats, des lycées, des universités et des hôpitaux et la création de 200 000 logements sociaux exclusivement dans des espaces à habitat mixte pour casser la ghettoïsation, serait prioritaire. Dans le domaine des transports collectifs, serait mis l'accent sur le développement des lignes de chemin de fer transversales rapides destinées à contourner une centralisation jacobine qui incite à passer par Paris. Seraient également développées les lignes de liaisons directes entre les principales métropoles européennes.
Ce dernier point, s'il est intéressant pour la réalisation de « Grands Projets » me semble inapplicable ! On n'a pas besoin de créer de nouvelles entreprises de BTP pour les réaliser, on n'a seulement besoin de leur donner du travail ! Donc, il n'y a naturellement pas de revente ni de plus value possible au bout de 5 ans ! On ne va quand même pas revendre les lignes TGV, les lycées et universités, au secteur privé !!! Etrange !
• Développer des partenariats entre Etats, collectivités locales, fondations ou institutions associatives et mutualistes de toutes sortes, et capital privé, pour implanter des entreprises innovantes à fortes valeurs ajoutées dans les secteurs les plus frappés par la crise.
• Réduction ou suppression, en revanche, des autres formes d'interventions financières étatiques non susceptibles de générer un retour sur prêt ou investissement.
• Réduire à 25 % - et, dans certains cas, à 15 % quand il y a création d'emplois - l'impôt sur les sociétés quand les bénéfices sont intégralement réinvestis et les remonter à 43 % quand ils sont distribués sous forme de dividendes ou abondent des formes d'enrichissements personnels. Possibilité de contraindre une société bénéficiant d'une aide directe ou indirecte (dont baisses des charges) à geler, pendant un an, toute distribution de dividendes au profit des salaires et de l'investissement.
• Supprimer toutes les niches fiscales mais, une fois cette remise à plat réalisée, possibilité, dans la plus totale transparence, de consentir des avantages fiscaux passagers à des secteurs directement touchés par la crise en cours.
• Supprimer les exonérations de charges sans contrepartie en les transformant en donnant-donnant, c'est-à-dire en un système orienté vers les PME et l'artisanat du type : réduction de 40 % des charges sur trois emplois plus un, contre la création effective d'un quatrième emploi. Dans le cas de l'artisanat, pourrait être envisagée, pour toute entreprise de moins de quatre salariés, une exonération de charges pour un emploi créé. La baisse de charges, loin d'être ciblée sur des salaires représentant le Smic ou une fois et demi le Smic, serait légèrement plus forte s'appliquant à des salaires représentant une fois et demi à deux fois et demi le Smic afin d'éviter les trappes à bas salaires et à encourager des rémunérations porteuses de consommation.
Proposition la plus intéressante. Surtout de ne pas cibler exclusivement les baisses de charges sur les bas salaires.
• Revenir sur le paquet fiscal. Augmenter la progressivité de l'impôt sur les successions à partir de 6 millions d'euros, mais supprimer cette taxe jusqu'à 900 000 euros et la réduire jusqu'à 2 millions d'euros. Remonter le plafond des tranches de l'impôt sur le revenu afin d'alléger le poids fiscal qui pèse sur les classes moyennes. Augmenter la progressivité des taux qui frappent les tranches supérieures à partir de 2 millions d'euros par an. Baisser de 25 % du taux de la TVA, pendant un an, sur une liste de marchandises de produits fabriqués par des sociétés de main-d'œuvre. Nous sommes confrontés, en effet, moins à une baisse du pouvoir d'achat des salariés employés qu'à une grave crise de l'emploi.
• Pour réprimer les plus extravagantes et parfois obscènes inégalités de rémunération, l'idéal serait de fixer une rémunération maximum, de l'ordre de 40 fois le Smic, comme cela a été suggéré en Allemagne (500 000 euros par an), de même que l'on a institué un salaire minimum. Mais, compte tenu de l'impossibilité matérielle d'imposer une telle mesure, lui préférer la proposition Obama : tendre à une réduction de la fiscalité pour 80 % des contribuables, mais forte augmentation du taux de progressivité de l'impôt direct sur le revenu au-dessus de la tranche de 2 millions d'euros par an, progressivité pouvant atteindre le taux marginal de 80 % au-delà de 5 millions d'euros. Le but ? Non pas confisquer le produit de rémunérations faramineuses, mais les empêcher et, donc, encourager l'investissement au détriment de la spéculation, de la thésaurisation et des gonflements de fortunes oligarchiques.
Ces 2 dernières propositions, si elles semblent ambitieuses sont intéressantes. On vit en effet dans une époque ou les rémunérations n'augmentent pas de façon linéaire mais de manière exponentielle, une très faible part de la population engrange des revenues représentant des sommes colossales. Il convient donc de plus taxer ces tranches supérieures sans peser sur les tranches inferieurs.
• Accepter les règles du libre-échange sauf lorsqu'il devient un moyen avéré et avoué de faire « baisser le coût du travail », donc les salaires, ce qui, en comprimant la consommation, est l'une des causes principales de la crise que nous traversons.
• Augmenter de 3 points les baisses de charges ciblées sur les petites et moyennes
entreprises qui créent des emplois si celles-ci mènent, parallèlement, une politique de valorisation des salaires.
Un peu de retour au fordisme... avec une politique de hauts salaires ne ferait pas de mal, même à l'économie. On a bien vu que l'on ne peut pas faire reposer toute la consommation des ménages sur le crédit !
• D'une façon générale, en matière fiscale, tendre à un impôt direct unique intégrant entre autre la CSG, et frappant toutes les formes de revenus au même taux de progressivité, y compris toutes les formes de plus-values, mais suppression de l'impôt sur la fortune qui est tout à fait irrationnel. L'élargissement de l'assiette permettra le relèvement des plafonds des tranches, donc une baisse de la pression fiscale qui pèse sur les classes moyennes et 90% des salariés. Cet impôt direct unique, dès lors que la CSG y est intégrée, sera payé par tous les citoyens sans exception, fût-ce, pour certains, de manière presque symbolique. Suppression des exonérations qui n'ont plus aucune justification économique et sociale telle celle dont bénéficiaient les journalistes.
Pas mal pour la vaste reforme fiscale qu'il faut faire depuis bien longtemps.
• Arrêter la succession compulsive et parfois incohérente de réformes dans l'Education Nationale (qui troublent les personnels et désorientent les parents) et prévoir, à échéance de trois ans, une large consultation et association de tous les partenaires pour élaborer avec eux un projet de réforme global auquel on s'engagera à ne plus toucher, sauf à la marge, pendant quinze ans.
C'est très vrai. Chaque ministre veux faire SA réforme, qui fini toujours par n'être qu'une opération de communication. L'éducation est devant de grands défis, l'apprentissage de la lecture ou des langues étrangères, la massification de l'enseignement supérieur, auxquels il convient de donner des vraies réponses.
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samedi, 16 mai 2009
Bayrou : premier opposant !
François Bayrou est devenu le premier « opposant » à Nicolas Sarkozy selon le dernier sondage de OpinionWay, pour le Figaro à voir plus bas. Voilà qui est bien intéressant à analyser.
Certains se demandent pourquoi tant de centristes quittent le navire du MoDem... Et bien la réponse est là ! NON, ce n'est pas qu'ils ne sont plus dans le coup, traitres à leurs convictions, dépassés, ou ...de droite...on a tout entendu. C'est bien la stratégie d'opposition absolue qui gène bon nombre de centristes que je rencontre régulièrement et me le disent ouvertement. Moi-même j'en suis gêné également.
Parce que le centrisme c'est aussi la foi en une approche consensuelle et fédératrice. C'est le sérieux, le discours de vérité, et les actions concrètes...
Mais en France, force est de constater que pour réussir dans une élection présidentielle, il faut cliver très fortement et sans concession. C'est malheureux mais les grand Hommes politiques consensuels qui avaient une réelle stature d'Homme d'Etat ont tous échoués à s'imposer ou à se faire élire...Rocard, Barre, Delors...
Alors tenons le choc encore un moment, bientôt la figure de François Bayrou apparaitra complètement comme porteuse d'une alternative et le temps sera venu des propositions.
A n'en pas douter, les centristes n'auront nul part ou aller et reviendront au bercail.
Article du FIGARO du 16 mai 2009 :
Selon OpinionWay, 44 % des Français estiment que le président du MoDem pourrait devancer le candidat socialiste au premier tour de la présidentielle de 2012.
C'EST le grand bond en avant de François Bayrou. Pour la première fois depuis l'élection présidentielle de 2007, le président du Mouvement démocrate (MoDem) se hisse en tête du palmarès des meilleurs opposants au chef de l'État (lire l'intégralité du sondage en PDF), avec 20 % des avis, loin, très loin devant Olivier Besancenot (10 %), Martine Aubry (9 %) et Ségolène Royal (6 %). Une seule fois, en mars 2008, François Bayrou avait failli décrocher le titre. Mais il était arrivé ex aequo avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë, (13 % chacun).
Le plus significatif, par rapport à notre dernier baromètre des 8 et 9 avril, est la forte progression du président du MoDem, qui gagne 16 points, tandis que l'ancienne finaliste de 2007 en perd 8. Lui qui s'est présenté mercredi en « opposant le plus vigoureux » à Nicolas Sarkozy engrange dans l'opinion les fruits d'une stratégie élaborée dès le lendemain de la présidentielle.
Réalisé quinze jours après la sortie de son livre Abus de pouvoir (Plon), ce baromètre a de quoi sérieusement inquiéter les dirigeants socialistes. La question d'un nouveau second tour sans la présence d'un(e) candidat(e) socialiste, comme en 2002, est à nouveau posée.
Pour la première fois, en effet, l'ensemble des sondés estime à 44 % (contre 40 % d'un avis contraire) qu'au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, François Bayrou pourrait devancer le (la) candidat(e) du PS. Un avis également partagé par 37 % des sympathisants socialistes eux-mêmes et 36 % de ceux de droite.
D'où, pour le PS, une question désormais incontournable, mais que ses ténors ne sont toujours pas parvenus à trancher car elle les divise : leur stratégie d'alliance pour 2012. Les sympathisants socialistes sont 22 % (+1 % par rapport à avril) à estimer qu'à l'avenir leur parti devrait plutôt s'allier avec celui de Bayrou. Ils n'étaient que 16 % en novembre dernier.
Équation cornélienne
Dans le même temps, les socialistes doivent régler le cas du leader d'extrême gauche Olivier Besancenot. Certes ils restent majoritairement favorables à une alliance avec l'ensemble des partis de gauche, y compris avec le NPA. Mais la proportion est en baisse de quatre points, à 38 %. En revanche, ceux qui excluent désormais la moindre alliance avec le leader trotskiste progressent de douze points, à 26 %.
Une équation cornélienne pour la Rue de Solferino qui devra, si elle veut éviter de faire exploser sa base, résoudre en même temps la question de Bayrou et celle de Besancenot. Car, pour apparaître comme un parti cohérent, et donc représenter une alternative crédible à la droite en 2012, continuer le grand écart entre l'extrême gauche et le centre apparaît de plus en plus difficile.
Certains au PS préconisent d'ignorer la question du MoDem. Mais ce serait laisser le terrain, au moins celui de la cohérence, au chef centriste. S'il récuse tout « alignement avec le PS », Bayrou, lui, n'hésite pas à parler de « rassemblement de tous les démocrates » pour battre la droite en 2012. Et laisser ainsi, aujourd'hui, le PS seul devant ses responsabilités.
Depuis juin 2008, selon notre baromètre, seule une fois, un dirigeant socialiste était apparu comme « meilleur opposant » à Nicolas Sarkozy. C'était Ségolène Royal le mois dernier, tandis que nos cinq politoscopes précédents avaient placé en tête Olivier Besancenot. Question pour le PS : reste-t-il une place entre l'extrême gauche et le centre ?
11:23 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, opposition, centristes
lundi, 08 septembre 2008
Non, François Bayrou n'a pas fait un appel aux socialistes...
…Mais à tous les citoyens français, qu'ils soient de droite, de gauche, du centre ou de nulle part. Et même de citer John McCain (surprenant) : « quand je vois Obama, je ne vois pas d'abord un démocrate, je vois d'abord un Américain. »
La presse a du avoir des acouphènes en ces temps ci. En effet François Bayrou n'a pas un seul instant prononcé le mot "socialiste" ou "PS" lorsqu'il a appelé à construire une alternative au pouvoir en place.
"Toute victoire électorale suppose des rassemblements, et le rassemblement - je dis cela à la cantonade mais, peut-être, certains y reconnaîtront-ils ne message pour eux - suppose d'accepter la différence " et "s'il le faut la concurrence", a expliqué le président du MoDem et ancien candidat à la présidentielle. "Le jour où l'alternance sera à l'ordre du jour, la question sera celle de l'efficacité", a-t-il ajouté. "Nous aurons bien besoin les uns des autres le jour où il s'agira de construire ensemble (...) Je sais bien qu'il n'est pas facile de passer des frontières, mais c'est en passant des frontières qu'on bâtit des pays pionniers.
En quoi ces mots sont-ils réservés aux membres du Parti Socialiste ?
Je pense que François Bayrou a fait un retour à la realpolitik ce Week-end, et ceux qui doivent s’y reconnaître sont plutôt ses partisans très (trop) anti-système. François Bayrou que l’on dit toujours très isolé ne peut plus se payer le luxe de ne pas rassembler plus largement autour de lui. Mais il poursuit également sa vision défendu lors de l’élection présidentielle que seul un large rassemblement des français remettra le pays en ordre de marche.
18:42 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 01 mai 2008
Ma position sur l’avenir du MoDem
Récemment l’aventure centriste, a connue de nouveaux déroulements. Jean Arthuis, Thierry Cornillet ont claqués la porte du modem. J’ai publié sur ce blog quelques textes qui vont dans ce sens et que je me dois maintenant d’expliquer.
Je suis en accord avec Jean Arthuis quand il dit que le modem est dans une impasse stratégique. Il ne semble néanmoins un peu simpliste et bête de vouloir faire « revivre l’UDF ». Mais la question qui est ici posée est celle de l’identité du parti centriste qui semble aujourd’hui nous échapper.
Au nom d’une soit disant éthique, d’une soit disant défense de valeurs ( que l’on ne connaît d’ailleurs pas) le MoDem choisi de ne pas avoir de stratégie, la stratégie étant pour certains « l’ancienne politique », celle des politiciens magouilleurs.
Le modem ne pense plus rien, seul des militants un peu survoltés, à celui qui criera le plus fort des inepties politiques, se font entendre. Les attaques pleuvent contre « une pensée unique et une dictature intellectuelle ». Les bêtises intellectuelles me font rire jaune : « Le pluralisme de la pensée fait que le bipartisme se meurt et fait place à la pluralité de la représentation où l’alternative fait respirer la vie politique. ». L’incantation est devenu la règle, la victimisation est quasiment une marque de fabrique chez François Bayrou (de sans disantes forces venues du pouvoir sarkozyste lui aurait coûté la mairie de Pau), le grand écart idéologique est flagrant entre des postures gaullistes (pour plaire à cette droite) et des postures revendicatrices à faire pâlir d’envie l’extrême gauche.
La droite et la gauche ne sont rien d’autre que des écuries destinées à prendre le pouvoir. En rien elles ne sont des blocs idéologiques monolithiques.
Alors OUI il faut le dire haut et fort, un parti politique ne peut se suffire à lui tout seul, il convient au Centre Démocrate d’être en mesure de nouer des alliances et ceci dans la clarté.
Néanmoins toute alliance ne se fera que sur un projet, et si l’on veut défendre haut et fort le Centre Démocrate, il ne s’agit en aucun cas de se vendre au plus offrant, ni de s’aligner sur un autre parti, mais d’être en mesure d’être incontournable.
Il faudra très rapidement, jeter les bases d’un projet et réaffirmer un corpus de valeurs fondamentales.
Quand au cours de l’élection présidentielle, nous appelions à rassembler la France de « toutes nos forces » ce n’était ni pour nous replier sur nous même, ni pour s’opposer à la marche du pays.
Un Centre indépendant, est un parti capable de pouvoir peser ! Pour peser il faut que nous soyons UNI, Centristes et Démocrates, nombreux afin de se faire entendre. Il faut se rassembler, sinon la vraie bipolarisation, celle des idées, aura vraiment gagnée !
En 2 ans d’engagements, j’ai toujours voulu œuvrer pour un rapprochement, des rencontres régulières entre élus et militants, du travail en commun ; l’ancien parti de notable avait le gros défaut de ne pas avoir de vie militante. Certains militants d’aujourd’hui réclament maintenant des départs, refusant toutes idées de hiérarchie dans un parti, tout respects envers ses élus. Un parti politique ne se résume pas à ses élus, mais n’a pas non plus vocation à devenir un club de supporteurs.
Je suis convaincu que l’on peut faire de grandes choses, mais seulement quand on sera au clair avec notre identité politique, et avec un positionnement clair. Ainsi, j’appelle de mes vœux à la constitution d’un rassemblement de tous les Centristes et Démocrates, actuellement éparpillés, au sein de l’UMP, au NC, au MoDem, ou égarés et à cesser la guerre des étiquettes.
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jeudi, 13 septembre 2007
Arthuis : "on ne gère pas un parti comme une secte"
Le président du groupe UDF au Sénat invite François Bayrou à sortir d’une "vision messianique qui conduit à l’isolement".
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jeudi, 30 août 2007
Les Gracques et Walter VELTRONI sur BFM TV
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jeudi, 14 juin 2007
POUR une TVA sociale
Par Christian Saint-Etienne, membre du Conseil d'analyse économique
Le principe de la TVA sociale consiste à transférer des charges patronales supportées par les salaires vers une autre source de fiscalité : la CSG ou la TVA, à budget constant. Il ne s'agit pas d'augmenter la TVA pour payer de nouvelles dépenses de l'Etat ou pour palier les baisses d'impôts décidées par le gouvernement mais de financer la protection sociale collective.
La TVA sociale est bénéfique si et seulement si elle est appliquée dans un contexte très précis. Pour cela, il convient au préalable de distinguer la protection sociale individuelle de la protection sociale collective (politique de la famille et de la santé).
La protection sociale individuelle dépend des revenus de l'individu. Plus vous gagnez d'argent, plus votre retraite, vos prestations chômage, et vos indemnités maladies, sont importantes. Il est justifié que ce type de protection soit financé par des cotisations sociales sur les salaires, et tel est le cas depuis 1945.
La protection sociale collective dépend, elle, de la citoyenneté. Vous résidez sur le territoire français quels que soient vos revenus, vos soins vous sont remboursés à taux fixe, idem pour les allocations famililales. Dans ce cas, il est inconcevable que ce type de prestation soit uniquement financé par des charges salariales. Il faut jouer sur les impôts que tous les résidents paient : la TVA.
La politique familiale coûte entre 23 et 25 milliards d'euros par an. Or une augmentation de 2,4 % de la TVA (de 19,6 à 22 %) rapporterait 23 milliards d'euros. Voilà pourquoi je pense que la TVA "sociale" est la solution pour financer la politique familiale.
Au sein des partisans de la TVA sociale il est important de distinguer les minimalistes (la TVA à 22 %) des maximalistes, comme le sénateur Jean Arthuis, qui vont jusqu'à proposer une TVA à 28 %. Je suis minimaliste car si l'on augmente trop la TVA, je pense que les Français iront acheter leur voiture dans un pays voisin.
Pour le moment, la cotisation assurance-famille payée par l'employeur est de 5,8 %, l'idée est de la supprimer et de la remplacer par la TVA "sociale". Le coût du travail et donc le coût de production hors taxe baisse de 2,4 %. Le prix final ne change pas, c'est la structure des coûts de production qui varie. La TVA est indolore pour le consommateur. Les entreprises vont profiter de la baisse des coûts de production pour répercuter cette baisse sur les prix et essayer de gagner des marchés, c'est le principe de la concurrence. C'est ce qu'a fait l'Allemagne qui a connu depuis une faible inflation (0,3).
10:30 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tva sociale
samedi, 11 novembre 2006
Le courage en politique ! (3)
Voici la vidéo amateur d’une intervention de Ségolène Royal qui fait l’actualité depuis hier : On y aperçoit Ségolène Royal exposant une idée "révolutionnaire" consistant à imposer les 35 heures aux enseignants dans les collèges pour permettre de développer, en plus des cours, le soutien scolaire gratuit.
Derrière cette formulation de « 35 heures » il y a une idée intéressante qui consiste à dire que les professeurs de collèges ou de lycées pourraient passer quelques heures de plus de présences dans les établissements afin de faire du soutien au élèves en difficultés ou tout simplement assurer une plus grande présence adulte dans l’établissement. Jamais y n’a été dit que les enseignants ne travaillent pas assez ou que pendent cette présence ils ne pourrait pas faire de corrections.
Ce qui est le plus frappant dans la vidéo c’est quand la candidate déclare ne pas vouloir "encore la crier sur les toits" pour ne pas "prendre de coups" des syndicats. Sans parler des petits rires narquois des hommes entourant Mme Royal. Aujourd’hui dans la presse vive réaction grosso modo tout le monde (politique et syndical) condamnent ces propos et même cette idée. Mme Royal et ces proches sont obligés de minimisés ses propos et de crier au scandale parce cette vidéo « sort » à une semaine du vote socialiste pour l’investiture. Une marque de plus que notre pays est coincé, retranché derrière ces archaïsmes dans lesquelles on ne laisse jamais place à des idées neuves. Alors encore une fois : a quand le courage en politique ?
17:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
















Voici un document que Jean-François Kahn a fait parvenir à la presse et aux militants du Mouvement Démocrate il y a quelques semaines. On y retrouve une série de mesure pour lutter contre la crise.