samedi, 29 août 2009

C'est la rentrée...

Cartable.jpgVoilà un petit billet pour faire part de mes réflexions concernant les enjeux auxquels nous avons à faire face en Alsace dans les prochaines semaines et notamment pour préparer les élections régionales.

 

Je me suis déjà exprimé très clairement sur l'immense gâchis qu'ont représenté ces deux dernières années du MoDem. Nous avons passé deux ans à taper sur le gouvernement et Sarkozy, à critiquer la sphère politico-médiatico-sondagière et nous n'avons plus défendu nos idées, nous n'avons plus été une force de proposition. Cette posture n'est plus tenable et nous sommes aujourd'hui au pied du mur.

Dans l'esprit de ce que j'ai déjà pu exprimer lors de la coordination régionale, je vois trois points essentiels : le message, la stratégie et la méthode.

 

 

C'est ainsi que tout d'abord, il nous faut travailler notre message : plutôt que de réinventer le centre, il nous faut repartir des fondamentaux. L'attachement aux pouvoirs locaux, l'Europe fédérale, les valeurs humanistes, la liberté, le pluralisme, l'exigence démocratique, la politique sociale pour l'équité... Ce sont les valeurs fondatrices de notre famille politique et elles n'ont rien perdu de leur actualité. Il faut juste les dépoussiérer, les réactualiser et les inclure dans une stratégie de développement durable. Avec ce corpus de convictions il est possible de forger des propositions programmatiques concrètes, lisibles pour l'électeur.

En un mot nous devons creuser notre sillon, notre message issu d'une famille politique ancienne, mais profondément renouvelée et brillamment défendue en 2007 par François Bayrou.

 

Pour l'Alsace, nous devons localement dégager les grandes idées en phase avec ce corpus de valeurs. Il y a une façon alsacienne de concevoir la société ou sont valorisés les valeurs humaines et familiales, la vie associative, un certain art de vivre avec un lien fort à la nature. L'Alsace reste également attachée, à son droit local, mais aussi au modèle économique rhénan : un capitalisme organisé, régulé par la co-gestion, la négociation collective... Ce modèle socio-économique est battu en brèche depuis plusieurs années par le modèle anglo-saxon plus individualiste. J'ai même entendu dire au MoDem, que nous devons ne plus nous référer à ce modèle parce que l'Alsace connaissait une évolution sociologique.

Sérieusement, qui ose dire que ce modèle rhénan n'est pas d'actualité avec la crise mondiale qui nous frappe ?

Il nous appartient, de porter la rénovation de ces idées.  Ni le PS, ni l'UMP ne le feront.

 

 

Ensuite arrive la question de la stratégie à adopter, et il est évidant que nous aurons autour des ces idées, à présenter notre liste aux électeurs, qu'ils puissent avoir le choix au premier tour et que nous apportions une réelle plus value au débat politique local.

Villages, petit bourgs et villes moyennes, seront certainement des cibles à privilégier. Renouer avec les classes moyennes et populaires (très attachée au modèle rhénan) également.

Ensuite, nous devons être en mesure, surement avec une alliance de second tour, de gouverner et de faire passer nos idées.

Si l'alliance se résume à passer 2 ou 3 élus pour un strapontin, cela risque bien de décevoir beaucoup de monde, et de nous être très préjudiciable pour l'avenir.

Il faut qu'au 1er tour, nous soyons en mesure de nous rendre indispensables pour co-gérer la Région. C'est donc au 1er tour que tout se joue. Et au 1er tour pas de doute, on est indépendant.

 

 

C'est enfin qu'il convient de s'interroger sur la méthode pour y parvenir. Un mouvement politique d'aujourd'hui doit savoir fédérer autour de lui bon nombre d'associations, d'initiatives militantes et s'ouvrir à la société civile.

C'est cette nouvelle manière de faire de la politique, qui aujourd'hui nous manque cruellement, nous devons dépasser le Modem d'aujourd'hui, comme nous devions dépasser l'UDF de hier, s'ouvrir, se rassembler, et surtout ne plus avoir peur de constituer ce que j'appelle « une fusée à plusieurs étages » ; en associant des élus locaux , des réseaux associatifs, des militants, des experts... Il nous faut construire un large mouvement dynamique, en phase avec la société d'aujourd'hui.


Et parce que les idées doivent aussi être incarnées, pour bien pouvoir être portées, c'est ensuite que par une primaire ouverte -on a parlé de primaires intelligentes-, nous désigneront nos candidats. C'est le seul moyen d'avoir une campagne moderne et innovante, le seul moyen de mesurer la capacité des candidats à rassembler le MoDem et au delà à mobiliser un électorat. Bien sur, une telle consultation se prépare, ce doit être le rôle de la commission d'investiture mise en place dans le Bas-Rhin.

Enfin, la jeunesse de ce mouvement devra évidement être partie prenante de cette aventure. Si l'on veut incarner autre chose, porter une nouvelle politique, il faudra aussi de nouvelles têtes !

 

Commentaires

Cher Maxime,
en tant que membre du même parti que vous, il me semble qu'il est souhaitable d' adopter une position simple et réaliste. Il y a, au centre, des gens qui s'imaginent être de "sensibilité de droite" et qui donc pensent devoir hurler à la mort dès que Paris donne une consigne perçue comme "de gauche". L'inverse existe également. Mme de Sarnez a le droit de parler avec qui elle veut, où elle veut et quand elle veut. A partir du moment où, comme le pensent justement de nombreuses personnes, le mot "socialisme" (dans son sens matérialiste et marxiste) disparaît du monde politique contemporain on assiste alors à une grande victoire du centrisme et cela ouvre les possibilités de discussion avec tout le monde.
Bon courage et à bientôt
Jung

Ecrit par : JUNG Philippe | jeudi, 03 septembre 2009

Bonjour Maxime,

ce billet est très bien mais ce n'est pas pour vous felicitez que je vous envoie ce message...
Je suis adhérent au MoDem et je viens d'emménager à Strasbourg. J'aimerais être tenu au courant du fonctionnement du parti dans le département afin d'y contribuer.
J'espere avoir de vos nouvelles, je vous prie d'agréer mes amitiés les plus sincères.

KWAK Valentin

Ecrit par : KWAK Valentin | mardi, 13 octobre 2009

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