dimanche, 24 mai 2009
Des mesures concrètes pour vaincre la crise (2/2)
Voici ensuite (à la suite de la note précédente), les mesures que je trouve plus contestables :
• Annuler la défiscalisation des heures supplémentaires qui pénalise l'emploi et aggrave le chômage dès lors qu'allonger la durée d'un emploi existant coûte moins cher qu'en créer un nouveau.
Le travail ne se divise pas comme une tarte se divise en part. Ca se saurai si les 35H de madame Aubry avait créés 2 millions d'emplois comme promis à l'époque !
On peut considérer que les heures supplémentaires ne sont pas très utiles en période de crise, oui, mais ce n'est pas quelques heures de ci de là qui vont faire un emploi à temps plein. Cette proposition me surprend de la part de grands défenseurs de l'emploi stable non précaire.
• Création de commissions régionales chargées d'établir si des projets d'installation de grandes surfaces portent atteinte ou pas, sur un plan local, au principe de concurrence libre et non faussée, les élus ne pourront pas représenter plus de 40 % des membres de ces commissions.
De telles structures existent déjà. S'il y a 60% de commerçants, ils passeront leur temps à défendre leurs intérêts corporatistes ce qui bloquerait et empêcherait toute concurrence « libre et non faussé » nouvelle. Dommage !
• Rétablir une autorisation administrative de licenciement dans les seuls cas de
délocalisation, pour des raisons évidemment boursières, d'entreprises très sensiblement bénéficiaires. Et obligation de rembourser les aides publiques.
Pourquoi pas, (sauf si c'est pour courir derrière Besancenot) mais il sera très difficile de juger si les licenciements le sont pour raisons exclusivement boursières. De plus une entreprise qui fait des bénéfices doit pouvoir licencier, des restructurations sont parfois nécessaires, n'en déplaise au bien pensants ! Sinon c'est l'Etat le patron, et je croyais que l'on ne défendait pas un monde ou l'Etat serait au cœur de tout.
• Ne se donner pour objectif de réduire très sensiblement le nombre de fonctionnaires qu'à partir du moment où le chômage sera descendu au-dessous de 7 % et choisir la voie de l'allègement, fût-il drastique, des structures bureaucratiques, y compris gouvernementales et ministérielles, et de la fin des empilements administratifs, par suppression d'organismes inutiles, plutôt que le principe absurde de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, alors que des secteurs entiers, tels la justice, la santé ou la sécurité, manquent parfois de personnel.
On sent encore là, la même idéologie de partage du travail.... Je dis trois fois NON, la reforme de l'Etat doit se poursuivre même en temps de crise. Au contraire on en a plus que jamais besoin pour tenter de retrouver un Etat fort. Ok pour réduire les structures purement administratives.
• Supprimer les préfets et sous-préfets, vestiges de l'ancien régime et du système colonial, transformer les préfectures et sous-préfectures en Maisons de la proximité (pour accès aux services sociaux, fiscaux, juridiques) et en transférer les frais de fonctionnement à cette nouvelle mission. Un représentant de l'Etat siégera dans chaque Conseil régional.
Quelle régression !! La place des préfets (représentant de l'Etat) n'est certainement pas DANS les conseils régionaux ! Il ne faudrait pas non plus, oublier que les préfectures réalisent le contrôle de légalité des actes des collectivités locales. Et accessoirement, les préfets ne datent pas de l'ancien régime ou des colonies, mais de Napoléon !
• Permettre à des assurances privées de se substituer, en faveur des Français qui le souhaitent, totalement à la Sécurité Sociale en matière de couverture santé, à condition que les assurés qui s'y affilient continuent de payer, au nom de la solidarité, leurs cotisations à l'institution collective publique.
Sympathique, mais totalement inutile ! Même si j'étais riche, je ne payais pas deux fois pour avoir la même chose. Les assurances complémentaires elles, font leur boulot de rembourser se qui ne l'est pas par la sécu, et cela leur suffit.
- Renoncer au RSA (Revenu de Solidarité Active), qui favorisera surtout le travail partiel (en le faisant, en partie, financer par le contribuable) et donc contribuera à peser sur les rémunérations, mais interdire tout salaire à temps partiel inférieur à 75 % du Smic. Renoncer, également, à privilégier, en cas de baisse de charges, les seuls bas salaires - une fois et demi le Smic -, qui se sont révélés être de véritables trappes à pauvreté.
Quelle idiotie ! Le RSA, qui a été salué par l'ensemble de la classe politique, et est plutôt une avancée sociale. Il permet de ne pas enfermer les pauvres dans leur misère et d'y rester. S'il occasionne du travail à temps partiel, c'est surement vrai. Mais reprendre un emploi me semble plus important.
Voilà pour les amoureux de la contradiction comme l'est Jean-François Kahn !
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vendredi, 22 mai 2009
Des mesures concrètes pour vaincre la crise (1/2)
Comme beaucoup de monde, je préfère les propositions à la critique. Ça tombe bien on en fait pas mal, qu'on se le dise.
En introduction, JFK et ses colistiers déclarent qu'ils « entendent nullement livrer un programme clefs en main (certaines mesures ne pourraient, d'ailleurs, pas être cumulées), mais ouvrir des pistes... ». Puis en conclusion, que « l'on est parfaitement en droit de critiquer, de corriger, de rejeter, de condamner certaines de ces suggestions. (Celle, par exemple, iconoclaste qui concerne la Sécurité Sociale). Elles montrent et démontrent que cette finalité - qu'est l'avènement d'une nouvelle société humaniste - n'exclut évidemment pas les propositions précises de mesures concrètes et intermédiaires à court et à moyen terme. »
Alors allons-y ! Je reprendrai sur ce blog les principales mesures qui me semblent intéressantes en les commentant, puis les mesures qui me semblent moins bien inspirées.
Tout d'abord, les mesures intéressantes :
Nous proposons :
• D'agir, sur le plan européen, en faveur de l'institution d'un pouvoir économique au niveau de la zone euro, de la création d'une instance de coordination des politiques de relance au niveau des 27, de l'élargissement à l'action en faveur du plein emploi de la mission de la Banque européenne et de l'élaboration d'un véritable projet de réforme du système financier international, ce qui implique le licenciement du néolibéral bushiste José Manuel Barroso.
• De lancer un grand emprunt « patriotique », à taux dégressif (partant d'un taux de base de 5 ou 6 % pour les classes moyennes, pour descendre jusqu'à un taux marginal de 2 % pour les classes supérieures), les 2000 plus grandes fortunes de France étant contraintes d'y souscrire au taux de 2 %. Cet emprunt aura vocation à s'élargir à l'ensemble européen. Son produit sera exclusivement consacré à la relance économique.
• De créer une holding publique dont la dotation pourra atteindre 200 milliards d'euros (le grand emprunt à taux dégressif y contribuerait), cette somme représentant moins que ce qui a été versé, pendant quatre années, sous forme de dividendes par les entreprises du CAC 40 et étant équivalente, à population égale, à ce qu'a mobilisé le seul premier plan Obama. Cette somme serait destinée :
a) à favoriser, sur présentation d'un projet, et après vérification de la faisabilité du business plan, la création de PME innovantes, adaptées aux mutations de l'après crise par des prises de participations minoritaires (jusqu'à 35 % à la constitution du capital) ;
b) à entrer dans le capital de sociétés saines mais dont il est nécessaire de financer le développement (pour 35 % également) ;
c) à créer (et à subventionner par des commandes publiques) des entreprises nationales ou mixtes, engagées, en association avec le secteur privé, dans la réalisation de grands travaux d'infrastructures et d'équipements (dans le domaine, en particulier, des transports, de l'éducation, de la santé, du logement social ou de l'économie numérique), avec l'engagement, au bout de cinq ans, une fois la croissance revenue, de remettre 80 % de ces actifs sur le marché, de réaliser les plus values, et de consacrer la totalité des recettes à la réduction des déficits. La rénovation des palais de justice, des commissariats, des lycées, des universités et des hôpitaux et la création de 200 000 logements sociaux exclusivement dans des espaces à habitat mixte pour casser la ghettoïsation, serait prioritaire. Dans le domaine des transports collectifs, serait mis l'accent sur le développement des lignes de chemin de fer transversales rapides destinées à contourner une centralisation jacobine qui incite à passer par Paris. Seraient également développées les lignes de liaisons directes entre les principales métropoles européennes.
Ce dernier point, s'il est intéressant pour la réalisation de « Grands Projets » me semble inapplicable ! On n'a pas besoin de créer de nouvelles entreprises de BTP pour les réaliser, on n'a seulement besoin de leur donner du travail ! Donc, il n'y a naturellement pas de revente ni de plus value possible au bout de 5 ans ! On ne va quand même pas revendre les lignes TGV, les lycées et universités, au secteur privé !!! Etrange !
• Développer des partenariats entre Etats, collectivités locales, fondations ou institutions associatives et mutualistes de toutes sortes, et capital privé, pour implanter des entreprises innovantes à fortes valeurs ajoutées dans les secteurs les plus frappés par la crise.
• Réduction ou suppression, en revanche, des autres formes d'interventions financières étatiques non susceptibles de générer un retour sur prêt ou investissement.
• Réduire à 25 % - et, dans certains cas, à 15 % quand il y a création d'emplois - l'impôt sur les sociétés quand les bénéfices sont intégralement réinvestis et les remonter à 43 % quand ils sont distribués sous forme de dividendes ou abondent des formes d'enrichissements personnels. Possibilité de contraindre une société bénéficiant d'une aide directe ou indirecte (dont baisses des charges) à geler, pendant un an, toute distribution de dividendes au profit des salaires et de l'investissement.
• Supprimer toutes les niches fiscales mais, une fois cette remise à plat réalisée, possibilité, dans la plus totale transparence, de consentir des avantages fiscaux passagers à des secteurs directement touchés par la crise en cours.
• Supprimer les exonérations de charges sans contrepartie en les transformant en donnant-donnant, c'est-à-dire en un système orienté vers les PME et l'artisanat du type : réduction de 40 % des charges sur trois emplois plus un, contre la création effective d'un quatrième emploi. Dans le cas de l'artisanat, pourrait être envisagée, pour toute entreprise de moins de quatre salariés, une exonération de charges pour un emploi créé. La baisse de charges, loin d'être ciblée sur des salaires représentant le Smic ou une fois et demi le Smic, serait légèrement plus forte s'appliquant à des salaires représentant une fois et demi à deux fois et demi le Smic afin d'éviter les trappes à bas salaires et à encourager des rémunérations porteuses de consommation.
Proposition la plus intéressante. Surtout de ne pas cibler exclusivement les baisses de charges sur les bas salaires.
• Revenir sur le paquet fiscal. Augmenter la progressivité de l'impôt sur les successions à partir de 6 millions d'euros, mais supprimer cette taxe jusqu'à 900 000 euros et la réduire jusqu'à 2 millions d'euros. Remonter le plafond des tranches de l'impôt sur le revenu afin d'alléger le poids fiscal qui pèse sur les classes moyennes. Augmenter la progressivité des taux qui frappent les tranches supérieures à partir de 2 millions d'euros par an. Baisser de 25 % du taux de la TVA, pendant un an, sur une liste de marchandises de produits fabriqués par des sociétés de main-d'œuvre. Nous sommes confrontés, en effet, moins à une baisse du pouvoir d'achat des salariés employés qu'à une grave crise de l'emploi.
• Pour réprimer les plus extravagantes et parfois obscènes inégalités de rémunération, l'idéal serait de fixer une rémunération maximum, de l'ordre de 40 fois le Smic, comme cela a été suggéré en Allemagne (500 000 euros par an), de même que l'on a institué un salaire minimum. Mais, compte tenu de l'impossibilité matérielle d'imposer une telle mesure, lui préférer la proposition Obama : tendre à une réduction de la fiscalité pour 80 % des contribuables, mais forte augmentation du taux de progressivité de l'impôt direct sur le revenu au-dessus de la tranche de 2 millions d'euros par an, progressivité pouvant atteindre le taux marginal de 80 % au-delà de 5 millions d'euros. Le but ? Non pas confisquer le produit de rémunérations faramineuses, mais les empêcher et, donc, encourager l'investissement au détriment de la spéculation, de la thésaurisation et des gonflements de fortunes oligarchiques.
Ces 2 dernières propositions, si elles semblent ambitieuses sont intéressantes. On vit en effet dans une époque ou les rémunérations n'augmentent pas de façon linéaire mais de manière exponentielle, une très faible part de la population engrange des revenues représentant des sommes colossales. Il convient donc de plus taxer ces tranches supérieures sans peser sur les tranches inferieurs.
• Accepter les règles du libre-échange sauf lorsqu'il devient un moyen avéré et avoué de faire « baisser le coût du travail », donc les salaires, ce qui, en comprimant la consommation, est l'une des causes principales de la crise que nous traversons.
• Augmenter de 3 points les baisses de charges ciblées sur les petites et moyennes
entreprises qui créent des emplois si celles-ci mènent, parallèlement, une politique de valorisation des salaires.
Un peu de retour au fordisme... avec une politique de hauts salaires ne ferait pas de mal, même à l'économie. On a bien vu que l'on ne peut pas faire reposer toute la consommation des ménages sur le crédit !
• D'une façon générale, en matière fiscale, tendre à un impôt direct unique intégrant entre autre la CSG, et frappant toutes les formes de revenus au même taux de progressivité, y compris toutes les formes de plus-values, mais suppression de l'impôt sur la fortune qui est tout à fait irrationnel. L'élargissement de l'assiette permettra le relèvement des plafonds des tranches, donc une baisse de la pression fiscale qui pèse sur les classes moyennes et 90% des salariés. Cet impôt direct unique, dès lors que la CSG y est intégrée, sera payé par tous les citoyens sans exception, fût-ce, pour certains, de manière presque symbolique. Suppression des exonérations qui n'ont plus aucune justification économique et sociale telle celle dont bénéficiaient les journalistes.
Pas mal pour la vaste reforme fiscale qu'il faut faire depuis bien longtemps.
• Arrêter la succession compulsive et parfois incohérente de réformes dans l'Education Nationale (qui troublent les personnels et désorientent les parents) et prévoir, à échéance de trois ans, une large consultation et association de tous les partenaires pour élaborer avec eux un projet de réforme global auquel on s'engagera à ne plus toucher, sauf à la marge, pendant quinze ans.
C'est très vrai. Chaque ministre veux faire SA réforme, qui fini toujours par n'être qu'une opération de communication. L'éducation est devant de grands défis, l'apprentissage de la lecture ou des langues étrangères, la massification de l'enseignement supérieur, auxquels il convient de donner des vraies réponses.
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samedi, 16 mai 2009
Bayrou : premier opposant !
François Bayrou est devenu le premier « opposant » à Nicolas Sarkozy selon le dernier sondage de OpinionWay, pour le Figaro à voir plus bas. Voilà qui est bien intéressant à analyser.
Certains se demandent pourquoi tant de centristes quittent le navire du MoDem... Et bien la réponse est là ! NON, ce n'est pas qu'ils ne sont plus dans le coup, traitres à leurs convictions, dépassés, ou ...de droite...on a tout entendu. C'est bien la stratégie d'opposition absolue qui gène bon nombre de centristes que je rencontre régulièrement et me le disent ouvertement. Moi-même j'en suis gêné également.
Parce que le centrisme c'est aussi la foi en une approche consensuelle et fédératrice. C'est le sérieux, le discours de vérité, et les actions concrètes...
Mais en France, force est de constater que pour réussir dans une élection présidentielle, il faut cliver très fortement et sans concession. C'est malheureux mais les grand Hommes politiques consensuels qui avaient une réelle stature d'Homme d'Etat ont tous échoués à s'imposer ou à se faire élire...Rocard, Barre, Delors...
Alors tenons le choc encore un moment, bientôt la figure de François Bayrou apparaitra complètement comme porteuse d'une alternative et le temps sera venu des propositions.
A n'en pas douter, les centristes n'auront nul part ou aller et reviendront au bercail.
Article du FIGARO du 16 mai 2009 :
Selon OpinionWay, 44 % des Français estiment que le président du MoDem pourrait devancer le candidat socialiste au premier tour de la présidentielle de 2012.
C'EST le grand bond en avant de François Bayrou. Pour la première fois depuis l'élection présidentielle de 2007, le président du Mouvement démocrate (MoDem) se hisse en tête du palmarès des meilleurs opposants au chef de l'État (lire l'intégralité du sondage en PDF), avec 20 % des avis, loin, très loin devant Olivier Besancenot (10 %), Martine Aubry (9 %) et Ségolène Royal (6 %). Une seule fois, en mars 2008, François Bayrou avait failli décrocher le titre. Mais il était arrivé ex aequo avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë, (13 % chacun).
Le plus significatif, par rapport à notre dernier baromètre des 8 et 9 avril, est la forte progression du président du MoDem, qui gagne 16 points, tandis que l'ancienne finaliste de 2007 en perd 8. Lui qui s'est présenté mercredi en « opposant le plus vigoureux » à Nicolas Sarkozy engrange dans l'opinion les fruits d'une stratégie élaborée dès le lendemain de la présidentielle.
Réalisé quinze jours après la sortie de son livre Abus de pouvoir (Plon), ce baromètre a de quoi sérieusement inquiéter les dirigeants socialistes. La question d'un nouveau second tour sans la présence d'un(e) candidat(e) socialiste, comme en 2002, est à nouveau posée.
Pour la première fois, en effet, l'ensemble des sondés estime à 44 % (contre 40 % d'un avis contraire) qu'au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, François Bayrou pourrait devancer le (la) candidat(e) du PS. Un avis également partagé par 37 % des sympathisants socialistes eux-mêmes et 36 % de ceux de droite.
D'où, pour le PS, une question désormais incontournable, mais que ses ténors ne sont toujours pas parvenus à trancher car elle les divise : leur stratégie d'alliance pour 2012. Les sympathisants socialistes sont 22 % (+1 % par rapport à avril) à estimer qu'à l'avenir leur parti devrait plutôt s'allier avec celui de Bayrou. Ils n'étaient que 16 % en novembre dernier.
Équation cornélienne
Dans le même temps, les socialistes doivent régler le cas du leader d'extrême gauche Olivier Besancenot. Certes ils restent majoritairement favorables à une alliance avec l'ensemble des partis de gauche, y compris avec le NPA. Mais la proportion est en baisse de quatre points, à 38 %. En revanche, ceux qui excluent désormais la moindre alliance avec le leader trotskiste progressent de douze points, à 26 %.
Une équation cornélienne pour la Rue de Solferino qui devra, si elle veut éviter de faire exploser sa base, résoudre en même temps la question de Bayrou et celle de Besancenot. Car, pour apparaître comme un parti cohérent, et donc représenter une alternative crédible à la droite en 2012, continuer le grand écart entre l'extrême gauche et le centre apparaît de plus en plus difficile.
Certains au PS préconisent d'ignorer la question du MoDem. Mais ce serait laisser le terrain, au moins celui de la cohérence, au chef centriste. S'il récuse tout « alignement avec le PS », Bayrou, lui, n'hésite pas à parler de « rassemblement de tous les démocrates » pour battre la droite en 2012. Et laisser ainsi, aujourd'hui, le PS seul devant ses responsabilités.
Depuis juin 2008, selon notre baromètre, seule une fois, un dirigeant socialiste était apparu comme « meilleur opposant » à Nicolas Sarkozy. C'était Ségolène Royal le mois dernier, tandis que nos cinq politoscopes précédents avaient placé en tête Olivier Besancenot. Question pour le PS : reste-t-il une place entre l'extrême gauche et le centre ?
11:23 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, opposition, centristes
















Voici un document que Jean-François Kahn a fait parvenir à la presse et aux militants du Mouvement Démocrate il y a quelques semaines. On y retrouve une série de mesure pour lutter contre la crise.