dimanche, 18 janvier 2009
Vive la coproduction parlementaire !
Il s'est passé quelque chose de nouveau au Sénat cette semaine. Par 329 voix contre 4, les sénateurs ont adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement au projet de loi sur l'audiovisuel public, présenté par le groupe centriste, portant le montant de la redevance de 116 à 120 euros. Bien sur la mesure est assez symbolique, mais la fronde des sénateurs n'en reste pas moins une franche marque d'indocilité vis-à-vis du pouvoir exécutif.
La semaine n'avait déjà pas bien commencée. Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, expliquait dans la presse : « Si on lâche sur ce point, c'est fini … Après on nous dira : pourquoi pas 10 euros, Et puis pourquoi pas 15 euros, soit 1,25 euro par mois ? C'est rien, 15 euros pour une belle télé publique… » avant de conclure : « Les sénateurs centristes nous prennent vraiment pour des bleus. On a déjà été très gentils d'endurer, pendant quatre semaines à l'Assemblée nationale, les affres du député centriste Jean Dionis du Séjour. Et je me suis gardé de faire une seule remarque désagréable à son sujet… ».
La coproduction parlementaire pourtant si chère à monsieur Copé a visiblement prit du plomb dans l'aile !! Ne doit-t-elle s'appliquer uniquement quand cela l'arrange, dans une forme de coproduction Copé /Sarkozy ?
Bref , je me félicite du vote de cet amendement pour une augmentation de seulement quelques euros de la redevance pour une « belle télé publique » comme dit monsieur Copé.
En effet, il est enfin reconnu que le juste financement de l'audiovisuel public passe par la redevance. Et que son au
gmentation ne peut constituer un tabou insurmontable. Si j'approuve la création de la taxe sur les FAI, le compte n'y était pas, et une garantie de l'Etat comme promise, reviendrait à financer le déficit éventuel de France télévision sur le budget de l'Etat et donc par les mêmes contribuables ! Autant donner plus de transparence au système et au passage plus de visibilité pour France télévision.
Mais au delà de l'amendement, c'est la méthode du gouvernement qui est sanctionnée. Les sénateurs se sont sentis heurtés par le fait qu'une des principales dispositions du texte - la suppression de la publicité sur les chaînes publiques - entre en application avant que le Sénat en soit saisi.
L'idée progresse, dans tous les partis politiques, que le rôle du parlement n'est pas (n'est plus) d'être une chambre d'enregistrement. La démocratie française se grandira en reconnaissant les prises de décisions partagées.
Alors, oui monsieur Copé, Vive la coproduction parlementaire !
Concernant la nomination des présidents de sociétés d'audiovisuels publiques par l'Elysée, j'y reste opposé. Le gouvernement a pourtant mis beaucoup de garde fou intéressants, tellement que l'on se demande pourquoi Nicolas Sarkozy souhaite encore les nommer lui même... Dernière mesure en date, l'amendement voté par les mêmes sénateurs sur la révocation du PDG de France Télévisions avec un avis conforme des trois-cinquièmes des commissions parlementaires.
Beaucoup de bruit et d'agitation pour pas grand chose. Il y a tant à faire dans le domaine économique et social en ce moment. Ouvrir cette boite de pandore était bien inutile. La politique étant aussi faite de symboles, la nomination la plus neutre possible, et bien sur basée sur un projet et une compétence reconnue, reste toujours préférable.
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samedi, 17 janvier 2009
Fabienne Keller à l’écologie ?
Je fais parti de ceux qui regrettent le départ de Nathalie Kosciusko-Morizet du secrétariat d’état à l’écologie. Elle a fait un boulot remarquable, et sa force de conviction sur ces questions ne font de doute à personne. Je comprends aussi, qu’elle ait eu envie de passer à autre chose, et de ne pas cantonner sa carrière aux questions environnementales.
Voir l’interview qu’elle donnait hier matin sur France Inter.
Alors, qui pour lui succéder ? D’après les Echos, il se murmure dans les couloirs du ministère les noms de Fabienne Keller, et de la navigatrice Maud Fontenoy.
L’ancienne maire de Strasbourg, et sénatrice du Bas-Rhin a quelques atouts à faire valoir. Tout d’abord elle a la même formation que NKM (polytechnicienne et ingénieure du génie rural et des eaux et des forêts toutes deux), et a souhaitée se faire une spécialité de l’environnement au sénat depuis plusieurs mois, bataillant lors de la loi OGM par exemple.
Mais elle a un autre atout, elle est alsacienne et UMP (et oui) et l’UMP local ayant tant été bouleversé en 2007 par la nomination de Jean-Marie Bockel au gouvernement, cherche toujours à placer l’un ou l’une des leurs au gouvernement.
Maud Fontenoy, quant à elle présente un tout autre profil mais qui pourrait plaire à Sarkozy, par l’image médiatique sympathique que la navigatrice pourrait véhiculer.
Il est vrai que c’est bien là le point faible de Fabienne Keller…
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lundi, 12 janvier 2009
APPEL DE STRASBOURG POUR LE RESPECT MUTUEL ET LE DIALOGUE
A l’initiative de Roland RIES, Maire de Strasbourg, nous nous sommes réunis en l’Hôtel de Ville, maison commune de tous les Strasbourgeois, afin de partager nos préoccupations collectives sur l’actualité internationale et ses répercussions dans notre Cité.
Nous tous, juifs, chrétiens, musulmans, conscients des valeurs communes que nous portons, nous déplorons et condamnons fermement tous les actes, propos, discours ou manifestations sous toutes les formes d’expression quelles qu’elles soient, présentant un caractère xénophobe ou discriminatoire, à l’égard de quelque composante de la population que ce soit.
Nous condamnons de la même manière, toutes les tentatives d’instrumentalisation ou d’importation des conflits du Proche Orient. Ces tentatives ne servent pas la cause de la Paix, ni au Proche Orient ni dans notre région, Paix qui est l’objectif vers lequel nous devons tous tendre.
Nous nous félicitons de pouvoir constater la qualité du dialogue que nous entretenons à Strasbourg les uns avec les autres, depuis de nombreuses années. Nous souhaitons que les fidèles de toutes les confessions prolongent dans leur vie quotidienne cette qualité de dialogue en un moment où celui-ci est plus que jamais nécessaire.
A Strasbourg, capitale européenne des Droits de l’Homme, nous entendons assumer cette responsabilité particulière, qui est de privilégier, en toutes circonstances, le dialogue et la tolérance.
Roland RIES, Sénateur – Maire de Strasbourg
Mgr GRALLET, Archevêque de Strasbourg
Jean-François COLLANGE, Président de l’E.P.A.L.
René GUTMAN, Grand Rabbin de Strasbourg
Driss AYACHOUR, Président du C.R.C.M. -Alsace
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