vendredi, 14 novembre 2008

et pourquoi pas Royal ?

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La semaine dernière, les militants socialistes ont choisi parmi six motions. Aucune d'entre elle n'obtient la majorité des suffrages. Ainsi, Bertrand Delanoë, grand favori désigné par les medias, le socialiste le plus populaire désigné par les sondages, et avec seulement 25% fait figure de grand perdant. Je trouve qu’il a fait une bien mauvaise campagne, et n’a pas assumer et expliqué son mot « libéral ». Avec François Hollande en soutien, il est vrai que Bertrand Delanoë n'a pas su incarner le changement.

C’est Ségolène Royal qui, à la surprise générale, est arrivé en tête bien que ces 29% ne lui donne pas une avance nette.

De son côté, l'étrange attelage conduit par Martine Aubry a obtenu un score moyen de 25%. Mais comme les medias ne la voyaient pas gagnante, ce score apparaît tout à fait correct.

Enfin, Benoît Hamon représentant de l’aile gauche, semble avoir bénéficié de la crise, mais il faut quand même savoir que son ancien courant le NPS aujourd’hui éclaté, représentait fut un temps plus de 25%.

Le Parti socialiste est désormais émietté en quatre grandes familles pesant environ 1/4 des suffrages. On ne peut donc pas faire plus éclaté….

Je vais en surprendre plus d’un, mais je pense bien que Ségolène Royal serait la meilleure chose qui pourrait arriver au PS.

Alors bien sur, elle est le leader le plus contesté (mais Sarkozy aussi, on a vu ou ça l’a mené), bien sur elle détonne avec par un style, et des formules creuses (mais qui font beaucoup parlées), sa fête de la FA TER NI TE, la Bravitude et cie…

Mais seule Ségolène Royal et ces amis semblent avoir comprit, que pour gagner ils ont besoin de présidentialiser le parti, et de s’ouvrir très largement en ratissant à gauche et … sur leur droite. Ils semblent désirer un parti ouvert sur la société, et promouvoir des primaires ouvertes pour désigner le candidat à l’élection présidentielle.

Si une alliance Anti-Royal (70% potentiel) avait lieue, ça serait la mort démocratique du PS, les français sont aujourd’hui convertis au fait majoritaire, celui qui est en tête l’emporte (merci à Mitterrand de ne pas avoir changé les institutions). Les combinaisons d’appareils repoussent carrément les français de la politique.

Un sondage aujourd’hui, place Ségolène Royal largement devant les autres potentiels présidentiables du PS (Aubry et Delanoë) dans le cadre d’un tour d’élection présidentielle. Pire pour le PS elle seule serait capable de barrer la route à François Bayrou pour le second tour !!!

Alors que ceux qui disent que Ségolène Royal roule pour le MoDem revoient leurs analyses…

CLIQUER ICI pour lire le sondage

lundi, 10 novembre 2008

Abd Al Malik en Alsacien !

dante.jpgAbd Al Malik revient avec son 3 ème album : Dante. Le rappeur signe les paroles des 13 titres de cet opus spirituel mis en musique par Gérard Jouannet et Bilal pour les mélodies.

Fidèle à lui-même, il signe un album subtil remplit d’hommages (à Aimé Césaire), de références (à Nougaro, Dante, Deleuze, Sartre… ) . L’identité y est un élément fort et,surprise il y évoque son identité …alsacienne en rappant en alsacien.

 

On dirait l’Alsace où la terre à un cœur
Mr dat seye s’elsass do wo d’ard er harz het

 

Extrait d’une longue interview d’Abd Al Malik :

Un des chocs à l’écoute de votre album, c’est « Le conte alsacien ». Vous rappez en Français et soudain vous vous mettez à rapper en langue alsacienne. Pourquoi ? Comment est-ce arrivé ?

Dans « Le conte alsacien », le fait de rapper en alsacien était une envie depuis très longtemps. Mais il manquait la musique. J’étais avec Gérard Jouannest, il me joue quelque chose et je lui dis « Voilà, c’est ça ! ». C’est ce morceau que j’attendais depuis longtemps pour poser en alsacien. C’est une espèce de valse alsacienne et c’est venu naturellement. Dans « Le conte alsacien », je parle de l’histoire de ma famille, de mes parents. Ce qui m’intéressait, c’est ce paradoxe qui n’est en pas un. Mes parents sont originaires du Congo Brazzaville, ils sont arrivés en Alsace et ils ont fait leur vie en Alsace. Je voulais montrer qu’on s’approprie une terre quand notre coeur bat à l’unisson avec cette terre, avec ce peuple. Mais parents, moi-même et nous tous, on se sent véritablement alsaciens. En même temps, nos racines africaines et congolaises comptaient et comptent toujours énormément. Je voulais mettre cette complexité sur ce conte alsacien. C’était naturel de parler en alsacien.

Ce disque parle énormément de la France, de l’identité française, de la culture française, du drapeau français. Est-ce que vous pourriez dire que vous êtes une sorte de patriote ?

Totalement. J’ose le dire et je le dis haut et fort : je suis un patriote. Toute ma démarche artistique est le prolongement de ça. J’explique ça artistiquement, le fait que de mon point de vue, tout trouve son origine dans la culture. C’est la culture qui donne la flamboyance. J’ose dire que je suis un patriote. Et j’ai vraiment le sentiment qu’il y a un génie français, quelque chose qui nous donne une particularité. Il y a quelque chose qui dans le monde nous positionne d’une manière particulière. Ce qui est merveilleux c’est que la richesse et la diversité de la communauté nationale donne encore plus de force à ce génie français. Elle donne encore plus de richesse à ce génie français. C’est ce que j’ai envie de faire avec ma musique, porter le drapeau.

Est-ce que c’est un disque politique ?

C’est un disque éminemment politique, c’est un disque citoyen. Ce n’est pas un disque politique au sens politique politicienne. C’est un disque militant au sens sartrien du terme, et en même temps un disque éminemment spirituel.

Il y a un titre que nos amis du sud vont forcément remarquer, c’est « Le Marseillais », une chanson bouleversante. Marseille et l’esprit marseillais, c’est important pour l’homme et le rappeur Malik ?

Marseille est doublement important pour moi. C’est important pour l’homme Malik parce que j’ai des amis à Marseille. Mon manager vient de la région, il m’a fait connaître et aimer cette région. C’est important pour l’artiste Malik parce qu’à chaque fois que j’y ai fait un concert, il y a une sorte d’accueil et de chaleur particulière. Ils me reçoivent comme si j’étais l’un des leurs et ça c’est merveilleux. Et il y a cette histoire que je raconte dans « Le marseillais ». C’est un marseillais qui est venu chez nous en Alsace, à Strasbourg. Je raconte son histoire. Lui nous parlait de Marseille. Pour moi Marseille était quelque chose de merveilleux. Le jour où j’ai vu Marseille véritablement, j’ai vu et j’ai compris qu’il avait raison, Marseille a un esprit particulier. Un esprit proche, différent mais proche, de l’esprit alsacien. J’ai l’impression que le particularisme c’est une chose, mais à l’intérieur il y a quelque chose qui fait le lien. Il y a une identité forte où on se retrouve. Je me suis retrouvé à Marseille, comme lorsque je suis chez moi en Alsace. Cette ville résonne particulièrement pour moi.