jeudi, 01 mai 2008
Ma position sur l’avenir du MoDem
Récemment l’aventure centriste, a connue de nouveaux déroulements. Jean Arthuis, Thierry Cornillet ont claqués la porte du modem. J’ai publié sur ce blog quelques textes qui vont dans ce sens et que je me dois maintenant d’expliquer.
Je suis en accord avec Jean Arthuis quand il dit que le modem est dans une impasse stratégique. Il ne semble néanmoins un peu simpliste et bête de vouloir faire « revivre l’UDF ». Mais la question qui est ici posée est celle de l’identité du parti centriste qui semble aujourd’hui nous échapper.
Au nom d’une soit disant éthique, d’une soit disant défense de valeurs ( que l’on ne connaît d’ailleurs pas) le MoDem choisi de ne pas avoir de stratégie, la stratégie étant pour certains « l’ancienne politique », celle des politiciens magouilleurs.
Le modem ne pense plus rien, seul des militants un peu survoltés, à celui qui criera le plus fort des inepties politiques, se font entendre. Les attaques pleuvent contre « une pensée unique et une dictature intellectuelle ». Les bêtises intellectuelles me font rire jaune : « Le pluralisme de la pensée fait que le bipartisme se meurt et fait place à la pluralité de la représentation où l’alternative fait respirer la vie politique. ». L’incantation est devenu la règle, la victimisation est quasiment une marque de fabrique chez François Bayrou (de sans disantes forces venues du pouvoir sarkozyste lui aurait coûté la mairie de Pau), le grand écart idéologique est flagrant entre des postures gaullistes (pour plaire à cette droite) et des postures revendicatrices à faire pâlir d’envie l’extrême gauche.
La droite et la gauche ne sont rien d’autre que des écuries destinées à prendre le pouvoir. En rien elles ne sont des blocs idéologiques monolithiques.
Alors OUI il faut le dire haut et fort, un parti politique ne peut se suffire à lui tout seul, il convient au Centre Démocrate d’être en mesure de nouer des alliances et ceci dans la clarté.
Néanmoins toute alliance ne se fera que sur un projet, et si l’on veut défendre haut et fort le Centre Démocrate, il ne s’agit en aucun cas de se vendre au plus offrant, ni de s’aligner sur un autre parti, mais d’être en mesure d’être incontournable.
Il faudra très rapidement, jeter les bases d’un projet et réaffirmer un corpus de valeurs fondamentales.
Quand au cours de l’élection présidentielle, nous appelions à rassembler la France de « toutes nos forces » ce n’était ni pour nous replier sur nous même, ni pour s’opposer à la marche du pays.
Un Centre indépendant, est un parti capable de pouvoir peser ! Pour peser il faut que nous soyons UNI, Centristes et Démocrates, nombreux afin de se faire entendre. Il faut se rassembler, sinon la vraie bipolarisation, celle des idées, aura vraiment gagnée !
En 2 ans d’engagements, j’ai toujours voulu œuvrer pour un rapprochement, des rencontres régulières entre élus et militants, du travail en commun ; l’ancien parti de notable avait le gros défaut de ne pas avoir de vie militante. Certains militants d’aujourd’hui réclament maintenant des départs, refusant toutes idées de hiérarchie dans un parti, tout respects envers ses élus. Un parti politique ne se résume pas à ses élus, mais n’a pas non plus vocation à devenir un club de supporteurs.
Je suis convaincu que l’on peut faire de grandes choses, mais seulement quand on sera au clair avec notre identité politique, et avec un positionnement clair. Ainsi, j’appelle de mes vœux à la constitution d’un rassemblement de tous les Centristes et Démocrates, actuellement éparpillés, au sein de l’UMP, au NC, au MoDem, ou égarés et à cesser la guerre des étiquettes.
16:09 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
















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