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dimanche, 24 février 2008
Strasbourg : deux centres en bisbille ?
Municipales à Strasbourg : où est le centre ?
article du MONDE du 21/02
Neuf colistiers de Fabienne Keller, maire (UMP) sortante de Strasbourg, ont leur carte au MoDem. Même si certains d'entre eux ont été suspendus du parti de François Bayrou, ils tiennent à cette appartenance. Pour eux, c'est la "preuve par neuf" que l'équipe de Mme Keller, elle-même ancienne UDF, a une large aile centriste, avec le MoDem et le Nouveau Centre.
Mercredi, les "Neuf" en ont tiré argument devant la presse pour affirmer que Fabienne Keller était la plus sûre héritière des maires historiques de Strasbourg, Pierre Pflimlin (MRP puis CDS), maire de 1959 à 1983 et son successeur Marcel Rudloff (UDF-CDS), de 1983 à 1989.
Cela ne fait pas sourire Chantal Cutajar, tête de liste du MoDem "officiel" – elle-même dissidente, dès 2002, de la liste Keller qui l'avait emporté en 2001. Plusieurs des "Neuf" avaient travaillé avec l'universitaire strasbourgeoise au programme de sa liste avant d'être approchés par l'UMP. Et elle estime que ses priorités – l'Europe, l'environnement, le mieux-vivre – sont bien dans la lignée du centrisme alsacien.
"ON NOUS VOLE LE PREMIER TOUR"
Coïncidence : elle démontrait mercredi que son centre à elle avait une belle aile écologiste. Le recrutement de son n° 2, Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts, avait déjà étonné. Mercredi, c'est un autre Vert passé au MoDem, le député européen Jean-Luc Bennhamias, qui est venu exprimer son soutien à cette liste centriste strasbourgeoise. Lui-même est candidat à Marseille.
On s'irrite un peu d'ailleurs, dans les rangs de la liste Cutajar, de voir la campagne à Strasbourg prendre déjà des allures d'entre-deux tours : "On nous vole le premier tour", s'indigne Mme Cutajar, qui voit les débats Keller-Ries succéder aux débats Ries-Keller, en ignorant sa présence et ses propositions.
C'est une conséquence directe, sans doute, du sondage CSA réalisé les 12 et 13 février auprès de 801 électeurs strasbourgeois, publié le 15 février par Le Parisien, qui ne créditait la liste Cutajar que de 5 % des suffrages, derrière la liste des Verts. Cinq pour cent, c'est juste le seuil qui permettrait à Mme Cutajar de proposer au sénateur socialiste Roland Ries une fusion de liste, intention que la droite lui prête depuis des semaines. Mais c'est un score bien modeste pour négocier, sur les élus comme sur les idées.
Jacques Fortier
14:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 23 février 2008
François Fillon et "l'ouverture"
Article du MONDE du 20/02
Journée Fillon, mardi 19 février, à Strasbourg. Le premier ministre a combiné un déplacement au Parlement européen et le soutien à deux listes en lice aux municipales, celle de Fabienne Keller (UMP) à Strasbourg et celle de Jean-Marie Kutner (Gauche moderne) à Schiltigheim.
Le détour à Schiltigheim (31 000 habitants), au nord de Strasbourg, était prévu. La cité des brasseurs cherche un successeur à l'atypique rocardien Alfred Muller, qui prend sa retraite après trente et un ans à la mairie. François Fillon est venu conforter Jean-Marie Kutner, ancien adjoint de Muller, qui part avec l'étiquette Gauche moderne, celle des alliés d'"ouverture" de l'UMP, dans la foulée du ministre Jean-Marie Bockel, maire (ex-PS) de Mulhouse.
COURTOISIE SANS ENTHOUSIASME
La surprise dans l'emploi du temps du premier ministre, c'était le petit tour à pied, mardi matin, avec Fabienne Keller, autour du nouvel arrêt du tramway, "Parlement européen". Balade urbaine prévue depuis trois semaines, a assuré la maire de Strasbourg, bien qu'inscrite seulement lundi au programme de François Fillon.
De fait, ce geste pour ses "amis politiques", comme l'a dit lui-même François Fillon, a été accueilli avec courtoisie, mais sans enthousiasme. Robert Grossmann, n° 2 de la liste Keller, actuel président de la communauté urbaine, ne s'est pas montré. Il s'en explique sur son blog : il ne cherche pas de soutien national. Et si Fabienne Keller a remercié "le président de la République et le gouvernement", c'est pour leur engagement vis-à-vis du statut européen de Strasbourg.
Il faut dire que la liste de Fabienne Keller et Robert Grossmann accuse le coup de sondages désagréables et a le sentiment qu'elle paye – de façon injuste – le désamour de l'opinion pour Nicolas Sarkozy. La dernière enquête, réalisé les 12 et 13 février par l'institut CSA auprès de 801 électeurs strasbourgeois et publiée le 15 février par Le Parisien, donnait 55 % des suffrages au second tour à la liste de gauche conduite par le sénateur socialiste Roland Ries, contre 45 % à celle que mène Mme Keller.
Les attaques se multiplient donc contre M. Ries. La dernière est la diffusion sur Internet d'un extrait d'un débat sur France 3 : Roland Ries y explique qu'il n'envisage, s'il était élu, qu'un seul mandat, ayant, comme sénateur, "d'autres préoccupations". Vraie bourde ou parler vrai ? Les commentateurs anonymes ironisent : "Les Strasbourgeois voteront-ils pour quelqu'un qui a d'autres préoccupations qu'eux ?"
17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 21 février 2008
Tribune cantonales à Strasbourg
Ludmilla Hug-Kalinkova, Marthe Schwab, Jacques Bon et Arnaud Weber, quatre candidats UDF-MoDem aux élections cantonales, à Strabourg, font cinq propositions pour faire exister le conseiller général en ville. Ces propositions seront soumises aux candidats à la présidence du conseil général du Bas-Rhin.
Voici, in extenso, la tribune des quatre candidats.
« En ville, le rôle du Conseiller Général n’est pas identifié. Les missions du Conseil Général sont illisibles et souvent confondues avec celles de la Ville ou de la CUS.
Pour remédier à cet état de fait, les 4 candidats centristes UDF MoDem : Ludmilla HUG-KALINKOVA, Marthe SCHWAB, Jacques BON, Arnaud WEBER font dès à présent des propositions qu’ils jugent prioritaires et qu’ils proposeront aux candidats à la présidence du Conseil Général :
1. Créer un Forum cantonal : Une vraie concertation
Nous préconisons de regrouper les acteurs institutionnels, économiques, universitaires culturels et associatifs, les habitants du canton avec pour objectif d’échanger et de mener concertation sur tout projet impliquant ces acteurs comme le cadre de vie, la circulation, la cohabitation entre les divers types de transport.
2. Apprendre à travailler dans le canton en concertation avec la Ville et La CUS.
Instaurer une plate forme commune des services regroupant, à la mairie de quartier, le représentant de la Ville ou de la CUS et le conseiller général du canton pour discuter et tenter de résoudre les problèmes des habitants sans se renvoyer la balle.. Ceci devrait se faire par convention.
3. Mise en synergie des acteurs concernés pour les enjeux déterminants
Ces enjeux( transport, éducation, recherche développement, développement durable, fiscalité…) doivent être traités sur un territoire plus large que le territoire départemental ou régional et concerner l’Eurodistrict.
4. Missions sociales : Changer de méthode d’intervention
Les 10 conseillers généraux élus à Strasbourg doivent, en concertation avec la Ville de Strasbourg décider, ensemble, des solutions (insertion, suivi.. ) à apporter aux problèmes spécifiques urbains notamment en ce qui concerne le RMI, les conduites dangereuses addictives, en particulier des adolescents, en ciblant les interventions et l’aide pour les enseignants et les parents dans les collèges.
5. Traduire au cœur du canton urbain la mission Personnes Agées et personnes Handicapées
Nous demandons la création d’un guichet unique pour permettre et faciliter la prise en charge de l’Aide Personnalisée d’Autonomie. Il devra mettre en contact les familles, les associations, les assistantes sociales, les administrations ou les services concernés et en assurer la synergie. »
22:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 19 février 2008
Lettre ouverte aux medias par Arnaud Weber
Lettre ouverte aux medias :
"Le mandat de conseiller général, n'est pas une prime de l'élection municipale" La population française exprime de plus en plus souvent et de manière croissante son souhait que la politique change, que les femmes et hommes politiques soient le plus possible en phase avec leurs attentes et qu’ils travaillent véritablement pour améliorer leur vie quotidienne. Les élections cantonales et municipales se déroulent en même temps et pourtant seules les élections municipales sont véritablement couvertes de manière suffisante. Qui, parmi la population sait que le budget du Conseil Général du Bas-Rhin est le budget le plus important de toutes les collectivités territoriales alsaciennes, et qu’il est d’1 milliard d’euros, devant celui de la Région Alsace et de la CUS ?15:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












