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mercredi, 26 septembre 2007
"On s'achemine vers un régime présidentiel"
Entretien avec Edouard Balladur, président du comité sur la modernisation des institutions.
Quel est l'état de vos réflexions au sujet de la répartition des pouvoirs au sein de l'exécutif ?
Le comité que je préside est animé d'une volonté de novation et de cohérence. Il poursuit trois objectifs : clarifier les rapports au sein de l'exécutif ; donner - c'est notre tâche principale - davantage de pouvoirs au Parlement ; reconnaître aux citoyens des droits nouveaux, par exemple grâce à la réforme du Conseil constitutionnel. Nos institutions ne sont pas seulement déséquilibrées au profit de l'exécutif, elles sont ambiguës. Selon le résultat des élections législatives, la primauté de la décision revient soit au président de la République, soit au premier ministre.
En outre, en temps ordinaire - quand il n'y a pas cohabitation - la répartition de leurs rôles respectifs, telle qu'elle est prévue dans le texte de la Constitution, ne correspond pas à la réalité : l'article 20 prévoit que "le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation", alors qu'en fait c'est le président qui la détermine, mais c'est le gouvernement qui en est responsable devant le Parlement, alors que le président, lui, ne l'est pas. C'est un système un peu étrange, une sorte de jeu de miroirs : pour manifester au président qu'elle n'est pas satisfaite de l'action qui est la sienne, l'Assemblée ne peut s'en prendre qu'au premier ministre, qui n'est pas celui qui décide en dernier ressort.
Vous envisagez de proposer d'inscrire dans la Constitution que c'est le président qui "détermine la politique de la nation". Toucherez-vous pour autant aux mécanismes de responsabilité ?
Le comité en délibère. Faut-il mettre le droit en accord avec la réalité ? Serait-ce accroître la primauté présidentielle ? Ne pourrait-on dire plutôt que réduire le nombre des mandats présidentiels à deux, soumettre les pouvoirs de nomination détenus par le président au contrôle parlementaire, accroître les pouvoirs législatifs du Parlement, c'est tout au contraire limiter les pouvoirs du président ? On peut en débattre.
Nous avons le choix : maintenir la responsabilité du gouvernement devant le Parlement, caractéristique du régime parlementaire, ou la supprimer, caractéristique du régime présidentiel, ce qui mettrait fin à l'ambiguïté que j'évoquais.
Que se passerait-il si un président qui "détermine la politique de la nation" n'obtenait pas de majorité aux législatives ?
Le quinquennat a rendu moins vraisemblable le risque de cohabitation, sans le supprimer. Si le comité décide de modifier l'article 20, alors la cohabitation deviendrait politiquement inconcevable.
Comment sortir d'une telle situation ?
Comme naguère, si l'on maintient un régime parlementaire : la nouvelle Assemblée pourrait renverser le gouvernement, le président pourrait la dissoudre et, si l'Assemblée nouvellement élue lui était hostile, en tirer lui-même les conséquences. Aucun système ne supprime les risques de conflit.
Pensez-vous qu'une éventuelle crise de cette nature pourrait être l'occasion de passer au régime présidentiel ?
Certains redoutent que la modification de l'article 20 ne se traduise par un accroissement des pouvoirs du président.
Le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a proposé de supprimer l'obligation de procéder à un référendum en cas de nouvel élargissement de l'Union européenne. Qu'en pensez-vous ?
A titre personnel, je serais assez partisan d'assimiler un élargissement de l'Union à une modification des institutions européennes, puisqu'il conduirait à une répartition nouvelle des droits de vote. Dès lors, pourquoi ne pas retenir la même procédure que pour un changement de la Constitution ? Le président aurait le choix pour ratifier le traité d'élargissement entre un référendum ou le vote du Congrès. Le comité en débattra.
Propos recueillis par Arnaud Leparmentier et Jean-Baptiste de Montvalon
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dimanche, 16 septembre 2007
LE MODEM ENVISAGE DES ALLIANCES POUR LES MUNICIPALES
François Bayrou, fondateur du MoDem, a revendiqué son "indépendance" et sa liberté de discuter "avec tout le monde", à l'UMP comme au PS. "Si nous sommes indépendants, c'est pour pouvoir discuter avec tout le monde" car "nous n'avons pas d'ennemis dans le champ démocratique français", a-t-il dit. François Bayrou a envisagé aujourd'hui la possibilité d'alliances avec des personnalités de tous bords politiques lors des prochaines municipales, à condition qu'elles s'engagent à respecter le pluralisme.
"Dans la plupart des cas, notre intention est d'avoir des listes indépendantes, mais il y a un certain nombre de cas où il y a des majorités sortantes qui marchent bien, alors nous dirons à ces majorités d'élargir les listes", a expliqué François Bayrou à la presse après son discours de clôture du forum démocrate à Seignosse, dans les Landes.
Avant de constituer ces "listes d'alliance, de rassemblement", "nous demanderons qu'on dépasse cet esprit de parti et qu'on s'impose l'exigence de représenter aussi les autres grands courants de la vie", a-t-il ajouté.
A la question de savoir si le Mouvement démocrate avait reçu des garanties en ce sens de la part de certaines municipalités, François Bayrou s'est dit "persuadé" que "c'est une idée qui s'imposera".
"Dans un ville où il y a un maire de gauche, il n'y a aucune raison que les gens de droite ne puissent pas aussi être représentés, être écoutés, et réciproquement", a ajouté François Bayrou, qui juge "ridicule de considérer que dans une ville tout est politique et partisan".
Le pluralisme, "c'est une pratique qui est suivie dans 90% des petites communes de France", a-t-il également fait remarquer.
18:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 13 septembre 2007
Arthuis : "on ne gère pas un parti comme une secte"
Le président du groupe UDF au Sénat invite François Bayrou à sortir d’une "vision messianique qui conduit à l’isolement".
13:05 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












