dimanche, 11 février 2007
La Maldone
Pour ne pas laisser échapper les voix de son électorat traditionnel, la candidate socialiste s'est affichée plus à gauche que pendant la précampagne. Priorité au social : abrogation du CNE, revalorisation immédiate des petites retraites, le SMIC à 1 500 euros "le plus tôt possible dans la législature", une conférence nationale sur les salaires dès 2007 ( je sais pas trop comment on fait, mais bon…). Le cible principale de la candidate est la "vie chère", selon la formule inspirée des débats participatifs des comités « Désirs d'avenir ». Sur le logement, Ségolène Royal promet "une sécurité logement tout au long de la vie" ( là aussi concrètement on fait quoi ? ). La plupart de ses propositions reprennent celles du projet socialiste, rendu public en juin 2006. La candidate ajoute quelques propositions issues des débats participatifs, comme le fait de "conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers". Et va un peu plus loin, en proposant, par exemple, de "remettre à la location les logements vacants spéculatifs".
Suite du catalogue : la candidate insiste sur les "coûts bancaires" : tarifs bancaires règlementés par l'Etat, réglementation plus stricte des prêts à la consommation pour limiter le surendettement. Et, un peu plus loin, pour la création d' "un pôle public de l'énergie entre EDF et GDF". Ce qui impliquerait de revenir sur la privatisation d’EDF ( avec quel argent ? ) et de Gaz de France, et donc sur la fusion avec Suez. Bon le catalogue est encore long.
Mais, parce qu’il y a un mais, Ségolène ne renonce pas pourtant ( et tant mieux) à ses idées qu’on peut dire plus à droite et qui avaient fait son originalité au PS il y a quelques mois. Elle intègre ses prises de position polémiques : "le développement des centres éducatifs renforcés, si besoin avec un encadrement militaire", figure dans le "pacte présidentiel". Tout comme la "présence d'un deuxième adulte dans les classes", si nécessaire.
J’ai noté ( alors que les médias n’y font pas références ce soir) son souci pour la dette publique en début de discours ( contredit malheureusement par la suite), sa volonté de soutenir les petites entreprises et la recherche ( mais là aussi on ne c pas trop comment), et dans la rubrique des changements institutionnels, que la commission des finances de l’assemblée nationale soit présidée par un député de l’opposition ( ahhh bien de l’ouverture).
La synthèse sera TRES difficile entre ces mesures tantôt très à gauche, tantôt plutôt au centre…on ne sait pas trop ou elle veut nous emmener … pour Sarkozy on le sait : vers une société ou l’argent domine nos vie, pour une France nationaliste et atlantiste !
Demain Bayrou à Strasbourg …
20:35 Publié dans présidentielle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : royal
















Commentaires
Elle s'est vraiment ridiculisée... Sauf lorsqu'elle a pris sa crise de nerf "je veux, en tant que mère blablabla"
Ecrit par : Danyl | lundi, 19 février 2007
Les commentaires sont fermés.