dimanche, 18 mai 2008
La guerre des centres
| par Olivier Picard, DNA La guerre des centres ! Il faut se pincer pour être bien sûr qu'on ne rêve pas tant la formule peut paraître baroque. On attend les centristes partout, mais sur un champs de bataille, franchement, c'est inédit. Presque contre nature pour une famille qui, d'ordinaire, déteste plus que tout l'affrontement et les choix cornéliens. Partagée entre MoDem et Nouveau Centre, la voilà déchirée par des stratégies divergentes autant que par les rancunes d'amitiés trahies. Cruel épisode au moment où la France n'a sans doute jamais été aussi centriste. Avec ses 18,6 % des voix au premier tour de la présidentielle de mai 2007, François Bayrou avait réussi à incarner une force politique rassembleuse entre le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy, et celui du PS, Ségolène Royal. Son positionnement sur des thèmes majeurs avait même séduit les électorats de ses deux rivaux, et il avait pu légitimement rêver de devancer l'un ou l'autre pour être présent au second tour. Un an plus tard, dans une Ve république qui s'apprête à toiletter ses institutions, la France semble redevenue plus bipolaire que jamais. Mais cette carte politique est paradoxale. Elle ne peut être décalquée sur celles des majorités d'idées qui, elles, débordent largement des frontières traditionnelles de la gauche et de la droite. Ce décalage est-il inévitable ? La réponse à cette question marque précisément la ligne de fracture entre les centristes. Persuadé qu'il est temps de dépasser les vieux tracés hérités de la France de 1958 et pariant sur l'éclatement du PS, Bayrou veut réorganiser la respiration politique du pays autour d'un pole central dont il serait la figure et l'inspirateur. C'est au nom de cette optique et parce qu'il croit en son destin - avec en ligne de mire le rendez-vous de 2012 - qu'il a choisi la ligne de l'indépendance. Avec le risque de tout perdre en étant broyé par la mécanique électorale... Fragile, avec peu d'élus, son hésitant MoDem tente de résister à la marginalisation à laquelle l'UMP et le PS veulent le condamner. Une solitude « suicidaire » pour son ancienne garde rapprochée de l'UDF qui a déserté pour rejoindre la majorité sarkozyste. Le Nouveau Centre d'Hervé Morin et de Jean-Christophe Lagarde affiche, lui, un réalisme assumé, voire fataliste et pour certains, carrément opportuniste. Prisonnier de sa participation au gouvernement, il continue de porter les idées du... candidat Bayrou de 2007, mais sans figures, ni voix, ni courage exagéré, il peine à se faire entendre quand il n'est pas réduit au silence. Sauf quand il pilonne son ancien héros, coupable à ses yeux, d'avoir semblé moins allergique à Ségolène Royal qu'à Nicolas Sarkozy. Les guerres fratricides sont les plus violentes. Et souvent mortelles. Édition du Dim 18 mai 2008 |
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jeudi, 01 mai 2008
Ma position sur l’avenir du MoDem
Récemment l’aventure centriste, a connue de nouveaux déroulements. Jean Arthuis, Thierry Cornillet ont claqués la porte du modem. J’ai publié sur ce blog quelques textes qui vont dans ce sens et que je me dois maintenant d’expliquer.
Je suis en accord avec Jean Arthuis quand il dit que le modem est dans une impasse stratégique. Il ne semble néanmoins un peu simpliste et bête de vouloir faire « revivre l’UDF ». Mais la question qui est ici posée est celle de l’identité du parti centriste qui semble aujourd’hui nous échapper.
Au nom d’une soit disant éthique, d’une soit disant défense de valeurs ( que l’on ne connaît d’ailleurs pas) le MoDem choisi de ne pas avoir de stratégie, la stratégie étant pour certains « l’ancienne politique », celle des politiciens magouilleurs.
Le modem ne pense plus rien, seul des militants un peu survoltés, à celui qui criera le plus fort des inepties politiques, se font entendre. Les attaques pleuvent contre « une pensée unique et une dictature intellectuelle ». Les bêtises intellectuelles me font rire jaune : « Le pluralisme de la pensée fait que le bipartisme se meurt et fait place à la pluralité de la représentation où l’alternative fait respirer la vie politique. ». L’incantation est devenu la règle, la victimisation est quasiment une marque de fabrique chez François Bayrou (de sans disantes forces venues du pouvoir sarkozyste lui aurait coûté la mairie de Pau), le grand écart idéologique est flagrant entre des postures gaullistes (pour plaire à cette droite) et des postures revendicatrices à faire pâlir d’envie l’extrême gauche.
La droite et la gauche ne sont rien d’autre que des écuries destinées à prendre le pouvoir. En rien elles ne sont des blocs idéologiques monolithiques.
Alors OUI il faut le dire haut et fort, un parti politique ne peut se suffire à lui tout seul, il convient au Centre Démocrate d’être en mesure de nouer des alliances et ceci dans la clarté.
Néanmoins toute alliance ne se fera que sur un projet, et si l’on veut défendre haut et fort le Centre Démocrate, il ne s’agit en aucun cas de se vendre au plus offrant, ni de s’aligner sur un autre parti, mais d’être en mesure d’être incontournable.
Il faudra très rapidement, jeter les bases d’un projet et réaffirmer un corpus de valeurs fondamentales.
Quand au cours de l’élection présidentielle, nous appelions à rassembler la France de « toutes nos forces » ce n’était ni pour nous replier sur nous même, ni pour s’opposer à la marche du pays.
Un Centre indépendant, est un parti capable de pouvoir peser ! Pour peser il faut que nous soyons UNI, Centristes et Démocrates, nombreux afin de se faire entendre. Il faut se rassembler, sinon la vraie bipolarisation, celle des idées, aura vraiment gagnée !
En 2 ans d’engagements, j’ai toujours voulu œuvrer pour un rapprochement, des rencontres régulières entre élus et militants, du travail en commun ; l’ancien parti de notable avait le gros défaut de ne pas avoir de vie militante. Certains militants d’aujourd’hui réclament maintenant des départs, refusant toutes idées de hiérarchie dans un parti, tout respects envers ses élus. Un parti politique ne se résume pas à ses élus, mais n’a pas non plus vocation à devenir un club de supporteurs.
Je suis convaincu que l’on peut faire de grandes choses, mais seulement quand on sera au clair avec notre identité politique, et avec un positionnement clair. Ainsi, j’appelle de mes vœux à la constitution d’un rassemblement de tous les Centristes et Démocrates, actuellement éparpillés, au sein de l’UMP, au NC, au MoDem, ou égarés et à cesser la guerre des étiquettes.
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jeudi, 24 avril 2008
Les Français aimeraient voir Bayrou à Matignon
Surprise : selon un sondage, le président du MoDem serait le favori des Français pour devenir premier ministre, devant Bernard Kouchner. Xavier Bertrand arrive loin derrière.
Les Français aimeraient avoir en priorité un premier ministre... centriste ou socialiste ! S'ils ont envoyé à une nette majorité Nicolas Sarkozy à l'Elysée, ils plébiscitent aujourd'hui son principal opposant François Bayrou pour occuper les fonctions de premier ministre, à en croire un sondage CSA (*) publié par Le Parisien-Aujourd'hui en France de jeudi.
39% des Français souhaitent ainsi que le président du MoDem devienne le chef du gouvernement (58% ne le souhaitent pas), parmi une liste de huit personnalités. Il devance de deux points le ministre des Affaires étrangères (ex-PS) Bernard Kouchner (37% contre 59%) et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie (34% contre 61%). Suivent l'ancien premier ministre et maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé (33% pour, 64% contre) et Jean-Louis Borloo (31% pour, 61% contre). Dominique de Villepin (29%), Xavier Bertrand (24%) - grand rival annoncé de François Fillon - et Rachida Dati (20%) ferment le ban.
Je constate quand même que ce n’est qu’une majorité relative qui est attribuée à François Bayrou (comme au autres « candidats » à droite).
Ce qui est très intéressant dans ce que l’on peut comprendre de ce sondage c’est la demande des français d’un centre, d’équilibre, et ils n’hésitent pas demander Sarkozy avec Bayrou, ce qui peut paraître surprenant.
Mais NON, les français n’aiment pas les monolithes qui prétendraient à eux seuls « que tout est possible ». Ils demandent une seine confrontation des idées afin de participer à l’action pour faire avancer la France.
Sinon ils se retourneront, comme d’habitude par dépit, vers le socialisme, donnant à chaque élection un violent coup de volant vers l’opposition.
L’attitude d’opposant bec et ongles est-t-elle alors vraiment ce que souhaitent profondément les français ?
14:13 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 08 avril 2008
Bayrou, révolté immobile
Chronique de Jean-Louis Bourlanges parue le 1er mars dans l'Expansion... et passée un peu inaperçu dans le tumulte des élections municipales. C’est cinglant, mais très vrai !
François Bayrou est de retour. Les malheurs du pouvoir faisant le bonheur des opposants, le voici à nouveau campé dans son rôle de prédilection, celui de prophète procureur, stigmatisant l'indignité de la droite et la servilité du centre, dénonçant pêle-mêle le veau d'or et les paillettes, les capitalistes et les cléricaux, les traîtres et les collaborateurs, marchant sur le corps des notables de l'ancienne UDF comme sainte Jeanne de Chantal sur celui de ses enfants. En politique, l'ennemi, ce n'est pas l'étranger, mais le frère. Dans la haine comme dans l'amour, les copains d'abord !
Le procès des ex-copains mérite toutefois réflexion. Le Nouveau Centre est peut-être un camp de réfugiés, mais le vrai transfuge, c'est Bayrou lui-même. Ce qui frappe dans sa marche en crabe vers la gauche, c'est la profondeur du fossé qui le sépare désormais du credo de son ancienne famille. L'UDF était économiquement libérale, politiquement respectueuse des corps intermédiaires, éprise de solidarité atlantique, passionnément attachée à la construction européenne. Tout en Bayrou récuse cet orléanisme abhorré.
Ses héritages sont ailleurs. Ils lui viennent du général de Gaulle et de François Mitterrand. Son projet politique, encore virtuel, s'alimente à deux sources. D'abord un culte romantique du héros solitaire et rédempteur, placé « hors de toutes les séries » par la divine providence pour porter la lumière du monde. Ensuite, un antilibéralisme néocorporatiste de petit paysan catholique qui lui fait regarder le capitalisme et la privatisation avec horreur, les Etats-Unis avec les yeux de Tintin et l'Union européenne elle-même avec une méfiance grandissante. Bayrou n'est pas au centre, comme il vient au reste de le reconnaître, mais, simultanément, à la droite de la droite et à la gauche de la gauche.
Au moment où les patrons du CAC 40 délocalisent allégrement et s'adjugent des rémunérations pharaoniques, tandis que les Etats-Unis se perdent quelque part entre Bagdad et Guantanamo, que l'Europe rumine ses impuissances et que Sarkozy confond joyeusement libéralisme et ploutocratie, ce positionnement est électoralement porteur. Reste la question stratégique : le nouveau chantre de l'exception et du modèle social français devait-il rompre avec la droite ? La haine peut être mauvaise conseillère. Le tracteur Bayrou a besoin d'une terre meuble où labourer. La droite, volage, désinvolte et désormais déboussolée, aurait pu la lui offrir. Pétrifiée dans ses dogmes, ses anathèmes et ses appareils, la gauche risque d'être d'un granit plus résistant.
Mitterrand avait triomphé en s'emparant du PS et en sacrifiant généreusement au crétinisme programmatique. Bayrou joue d'un tout autre clavier. Son succès dans le monde enseignant, clef de sa percée présidentielle, lui a appris la puissance électorale du conservatisme. La réforme est à droite, le statu quo sera donc de gauche. Il faut changer la politique pour ne pas changer la société. Promettre un bouleversement d'opérette pour tourner sur leur gauche les apprentis sorciers du réformisme social-démocrate. François Bayrou inaugure une formule inédite : l'immobilisme révolutionnaire.
13:22 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Manifeste pour un vrai centre : par thierry Cornillet
Je souscris pleinement à cette prise de position publique de Thierry Cornillet, député européen sur l'avenir du Modem. ( sauf peut être sur l'élection présidentielle ou je serai moins sévère)
MANIFESTE POUR UN VRAI CENTRE
Pourquoi en sommes-nous là ?
L’UDF, depuis sa création en 1978, a subi 4 vagues successives de départs qui l’ont divisée et affaiblie particulièrement en terme d’élus
- en 1997 avec les départs de Républicains de Démocratie Libérale d’Alain Madelin
- en 2002 après la création de l’UMP
- en 2007 avec la création du Nouveau Centre
- en 2007 encore, avec la mise au congélateur de l’UDF, la disparition du sigle, et la création du MODEM.
10 ans, bientôt 11 ans de perte d’influence et de moindre capacité d’action dans la vie publique
La création de l’UMP constituait un vrai danger pour l’UDF. Convenons qu’elle a bien résisté à cette tentative de captation. Avec plus de 12% des voix obtenues aux élections Régionales et Européennes de 2004, elle a même reconquis presque son étiage électoral moyen.
Aux élections présidentielles elle a toujours eu la capacité de présenter des candidats.
François Bayrou, pour sa part, a porté deux fois le flambeau.
-
en 2002, comme candidat de l’UDF (puisque l’UMP n’a été fondée qu’après le choc de la présidentielle). Résultat : 6,84% ;
-
en 2007, lors de la dernière élection, résultat 18,57% au terme d’une très belle campagne de son Président et de l’UDF…. car le Modem n’existait pas encore.
Une analyse courte mais qui participe de la légende, veut que ce score soit « exceptionnel » et porteur d’avenir.
Hélas, ce n’est pas vrai!
François Bayrou ne partait pas de 6,84% mais d’environ 13% (résultat cumulé par l’UDF tant aux régionales qu’aux européennes de 2004). Le gain final est de 5,8% et s’explique aisément par l’addition d’anti-ségolénistes et d’un peu d’anti-sarkozystes.
C’est même un résultat moyen si l’on considère le différentiel avec les concurrents
N.Sarkozy (31,18%, soit + 12.61%, 4 629 388 voix de plus) et S.Royal (25,87% soit +7.30% , 2 680 381 voix de plus).
Rappel : En 1988 Raymond Barre :13,19% par rapport à J. Chirac :15.91%
Idem si l’on considère qu’en 1995 E. Balladur était le candidat centriste :18,58% par rapport à J Chirac :20,84%
Ce capital de 18,5% pourtant intéressant et prometteur fut gaspillé, à la veille du 2éme tour, en une phase que François Bayrou a prononcée inconsidérément en dépit de la position unanime du Comité exécutif : « Je ne voterai pas Nicolas Sarkozy ». Ce qui a été immédiatement compris par « je voterai Ségolène Royal » (qui s’est d’ailleurs empressée de le remercier).
C’était parfait pour gâcher son électorat, car qu’on le veuille ou non, l’électorat de base , l’électorat « nucléaire » de l’UDF est de Centre et de Centre droit, et cet électorat nous a, hélas, quitté.
Résultat : 7,3% aux élections législatives qui ont suivi avec trois députés (trente auparavant) et la chute s’amplifie.
Lors des élections municipales, du fait de la stratégie « à la carte » proposée par notre Président, l’image du parti s’est gravement altérée. « Mais où habite-t-il ? »
Quant à sa lisibilité, elle apparaît plus que brouillée. « Mais où vont-ils ? »
« Parti de la gamelle », « Formation opportuniste » tout a été entendu.
Notre UDF, devenue MODEM, n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Les élus ont disparu, soit entraînés vers de nouveaux partis, soit restant en déshérence mais hors du parti.
Nos militants anciens se frottent à longueur de réunions à nombre de militants nouveaux dont la fraîcheur d’âme et la diversité politique n’ont rien à envier à l’inexpérience.
Le seul point commun de beaucoup de ces nouveaux adhérents est la personnalité de François Bayrou plus que l’adhésion politique. Situation qui est à la fois périlleuse car volatile et surprenante car peu conforme à la tradition anti homme providentiel du centrisme français. Qui plus est, elle donne prise à la critique de dérive sectaire.
Ce parti est la propriété collective de tous les adhérents et ne saurait être capté par un clan quelconque ou mis au service exclusif d’une seule ambition personnelle.
Nous demandons donc :
- un retour à la lucidité
C'est-à-dire reconnaître, même si on peut le déplorer, que le scrutin majoritaire à 2 tours est la règle d’airain qui régit la vie politique, qu’elle a ses contraintes, et que sauf à avoir 51% tout seul au 1er tour, il faut des alliés pour être élu, et qu’il faut des élus pour peser sur les choix ou gouverner.
- une morale d’honnêteté politique
Il faut dire, avant le premier tour, qui sont ses alliés, c'est-à-dire ceux avec qui on partage le plus de valeurs et quel bout de route on peut emprunter avec, soit que nous les rejoignons soit qu’ils se rallient à nous.
Observons que les rares succès enregistrés à ces élections municipales l’ont été par alliance avec l’UMP, à très peu d’exceptions près.
Avons-nous d’ailleurs une alternative crédible, en l’absence d’un grand parti social-démocrate séparé des communistes et de l’extrême gauche, sauf à vouloir devenir un supplétif dans une stratégie « arc en ciel » comme en Italie: de Bezancenot à Bayrou ?
- La fin des légendes
· Celle d’un résultat exceptionnel aux présidentielles
· Celle de l’indépendance du Centre
Ce n’est qu’une posture, nous avons toujours été indépendants et libres mais l’indépendance en politique c’est d’abord la puissance et la capacité d’agir.
L’UDF était puissante et indépendante, le MODEM n’est que faible et à la merci de ses alliés « interchangeables ».
· Celle de la construction d’un parti nouveau
« nous n’avons que trois mois » « il faut du temps » ….
En fait de construction, c’est à une déconstruction systématique à laquelle on assiste. Faut-il rappeler que l’UDF dont le Modem profite tant en locaux qu’en subsides a bientôt 30 ans, qu’elle avait des élus sur tout le territoire et à tous les niveaux de responsabilités.
Le nombre d’élus dont nous disposons maintenant (moins que le parti communiste !) la capacité réelle d’agiter autre chose que le ministère de la parole ou l’incantation à la « résistance », ne sont que quelques uns des critères apparents de cette perte de substance.
· Celle de l’élection salvatrice, rédemptrice, à la présidentielle de 2012.
Une élection présidentielle est l’aboutissement d’un processus, pas un préalable
On ne peut pas sacrifier un parti et ses élus, à ce qui, en l’état, n’est qu’une chimère.
Sous le Vème République, sans parti puissant en terme d’élus, on ne gagne pas une primaire présidentielle.
- L’arrêt de la stratégie de l’embuscade permanente
Faute de peser réellement sur les choses, les dirigeants actuels du Modem souhaitent la défaite du gouvernement et l’échec des réformes pour se refaire une santé à bon compte.
Réformes que nous avons pourtant appelées de nos vœux lors de la campagne présidentielle.
Notre parti s’honorerait de voter celles qui lui paraissent bonnes, voire en les amendant, fussent-elles douloureuses et impopulaires dans un premier temps.
- Un partenariat actif pour ces réformes
Une forme de contrat de gouvernement, si nos valeurs et nos propositions sont prises en compte peut être passée avec la majorité présidentielle, sans y perdre son âme, tout en restant libre de le dénoncer si les termes du contrat ne sont pas respectés.
- La renaissance de l’UDF
Notre parti politique, socle du Centre, a été inconsidérément « assassiné » au Congrès de Villepinte. Nous demandons sa réactivation et l’organisation d’un congrès de renaissance de l’UDF sous forme éventuellement de fédération qui pourrait intégrer le MODEM comme l’un des membres.
Dans un premier temps et, sans préjudice d’un Congrès ultérieur, nous demandons la réunion rapide du bureau de 30 membres élus par le Congrès de l’UDF de 2007 chargé d’en défendre les intérêts juridiques, matériels et moraux.
- La mise à disposition de moyens et de capacité d’expression
au sein de cette fédération par partage, à convenir, de l’argent public versé (subsides calculés sur la base de candidatures aux législatives dont beaucoup ne sont plus sur la ligne politique actuelle du parti).
- L’ouverture immédiate de discussions par un collège à déterminer, avec le Nouveau Centre, Avenir Démocrate, le Parti Radical et toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le Centrisme afin de constituer une Fédération du Centre pour éviter que la division à l’infini de ses composants ne soit l’avenir du Centre en France. Il faut rassembler ce qui est épars, sinon la bipolarisation aura vraiment gagné.
Tout ceci est possible au sein de notre formation, fusse contre la volonté de son Président et sans son autorisation.
Rien ne vous oblige à quitter le parti. La façon dont son Histoire va maintenant s’écrire est de votre responsabilité.
C’est en son sein qu’il faudra faire renaître l’espoir et regagner la confiance des françaises et des français.
Si vous partagez cette analyse, pour le moins en partie,
Rejoignez-nous, soit en m’écrivant :
Thierry Cornillet BP 28 26201 Montélimar
Soit par message courriel à : lesamisdeludf@live.fr
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dimanche, 06 avril 2008
Le tabou de l'OTAN
La France va connaître la semaine prochaine l'un de ces psychodrames politiques dont elle est friande et qui constituent l'une de ses spécialités.
Le débat à l'Assemblée nationale déclenché par la motion de censure déposée par le parti socialiste à propos du renforcement du contingent français engagé en Afghanistan va en effet immanquablement provoquer une polémique homérique. Bien au-delà de la question de l'envoi d'un bataillon supplémentaire à Kaboul, c'est naturellement le tabou de l'OTAN qui va être invoqué.
En décidant d'expédier ce renfort pour lutter contre les talibans, Nicolas Sarkozy transgresse-t-il oui ou non le précepte sacré du non-alignement sur les Américains ? Se rend-il coupable d'une inflexion atlantiste caractérisée ? Ose-t-il prendre des distances avec un impérieux précepte gaullien ? C'est ce que proclament les dirigeants du parti socialiste, c'est ce que scande l'extrême gauche, c'est ce que dénoncent les souverainistes de droite ou d'extrême droite. Ils ont raison. L'inflexion a bien lieu, la distance est bien prise, le tabou est bien transgressé, le précepte est bien défié. La question est de savoir si ce mouvement est justifié ou non, quels sont ses ressorts, quels sont ses objectifs. La réponse est claire : il s'agit d'une nouvelle tentative pour construire une défense européenne. L'envoi en Afghanistan d'un bataillon supplémentaire qui ne fera d'ailleurs de la France que le sixième contributeur constitue en effet surtout un symbole et un signal : le symbole d'une solidarité de la France avec les Etats-Unis dans la lutte contre les talibans, le signal que Paris, agissant en l'occurrence en allié déterminé, est en droit d'afficher ses propres ambitions au sein de l'Alliance atlantique, donc de poursuivre sa quête éternelle d'une défense européenne. On peut naturellement discuter de l'efficacité des opérations militaires en Afghanistan. Les soldats français y prendront des risques et, malheureusement, tant que subsisteront les zones tribales aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan, les talibans disposeront toujours de bases d'entraînement et de lieux de repli. Les montagnes afghanes ne portent pas chance aux interventions militaires extérieures. Mieux vaudrait assurément que l'armée afghane soit en mesure de résoudre elle-même l'agression des talibans. Ce n'est pas le cas et, en attendant que cela devienne possible, il n'y a guère d'alternative à la poursuite des opérations contre al-Qaïda.
Les Etats-Unis sont reconnaissants à la France de l'effort supplémentaire qu'elle produit et du signal qu'elle lance à d'autres alliés dont certains étaient hésitants. On verra bien si ce signal sera contagieux mais il possède d'ores et déjà une vertu : il permet à Nicolas Sarkozy de rouvrir le chantier de la défense européenne qui, comme l'horizon, semblait toujours s'éloigner au fur et à mesure que l'on avançait. En ce sens, le bataillon français dépêché en Afghanistan a pour objet principal de permettre de rêver de nouveau à une armée européenne. Nicolas Sarkozy ne s'en cache d'ailleurs pas. Il a de la sympathie pour les Etats-Unis, il a de l'admiration pour les Britanniques, il compte bien incarner un réchauffement entre Anglo-Saxons et Français. Le but est néanmoins essentiellement européen : reprendre la marche en avant, commencer par la défense. C'est pour cela qu'il était nécessaire d'apprivoiser George Bush, qu'il était obligatoire de passer par Londres avant le sommet atlantique de Bucarest.
Il fallait être regardé comme un allié et comme un ami des Américains et des Britanniques avant de relancer le processus européen. L'Afghanistan en aura été l'occasion, Bucarest en a été le théâtre : ce n'est pas un hasard si Angela Merkel (qui se réjouit de l'évolution de la France) et Nicolas Sarkozy (qui veut réussir sa présidence toute proche de l'Union européenne) ont présenté leurs conclusions du sommet atlantique lors d'une conférence de presse commune. Il s'agissait de montrer que Paris et Berlin ont des positions toutes proches à propos de l'Europe de la défense, laquelle ne peut se développer qu'au sein de l'Alliance atlantique mais n'a de sens que si elle débouche sur une véritable autonomie. C'est ce que Nicolas Sarkozy a voulu dire en lançant « Laissons cheminer l'Europe de la défense et nous continuerons à cheminer vers l'OTAN ». Si au deuxième semestre de cette année, sous présidence française, on peut adopter le principe d'une Europe de la défense, alors la France pourra se rapprocher du commandement intégré de l'OTAN. Nicolas Sarkozy a fait ainsi un pas vers les Etats-Unis et vers la Grande-Bretagne. George Bush a fait un pas vers la France en proclamant à Bucarest qu'une défense européenne est souhaitable. Angela Merkel a fait un pas en s'associant à Nicolas Sarkozy. Il reste avant tout à attendre un pas officiel de la Grande-Bretagne, principal partenaire militaire de la France en Europe, sachant qu'il ne peut être franchi avant la ratification définitive du traité européen par la Chambre des Lords.
C'est le pari du président de la République. Il apparaît audacieux, il n'est pourtant pas téméraire : Jacques Chirac avait tenté la même opération au début de son premier mandat, acceptant de réintégrer le comité militaire au sein de l'OTAN, puis d'envoyer quelques officiers à l'état-major du commandement intégré, à Mons. Encore faut-il, avant de juger la méthode, se rappeler que les troupes françaises participent déjà de façon très significative aux opérations militaires de l'OTAN et que ce qui nous singularise se ramène finalement à une absence symbolique de deux comités et de quelques postes de commandement.
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Jean Arthuis: "Je quitte le Modem"
Jean Arthuis, le sénateur de la Mayenne et ancien ministre confirme l'hémorragie dans le parti de François Bayrou et annonce au Journal du Dimanche qu'il quitte le Modem. Pour faire revivre l'UDF. C'est son intention, en compagnie de quelques autres. "Mon parti historique, c'est l'UDF", affirme-t-il, et pas question d'intégrer le Nouveau centre.
Depuis les municipales, vous avez pris vos distances avec le MoDem. Où en sont, aujourd'hui, vos relations avec François Bayrou?
Au point mort. Lors d'une réunion qui s'est tenue à Paris au lendemain des municipales, j'ai ouvertement fait état de mon désaccord de fond avec cette gouvernance incompréhensible qui a conduit le MoDem à l'impasse stratégique dans laquelle il se trouve aujourd'hui. François Bayrou m'a répondu de façon dilatoire, presque distraite. Comme si tout cela n'avait aucune importance à ses yeux. Depuis, il fait mine de croire que c'est un mouvement d'humeur passager. Mais, s'il pense m'avoir à l'usure, il se trompe. J'ai plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple Solaire. Un parti doit avoir une ligne politique claire, assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns ou des autres. Ou alors, c'est la tempête qui gouverne l'océan. Je ne reviendrai pas sur ma décision. Je quitte le Modem. Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi.
Un dîner a réuni, cette semaine, les ministres du Nouveau Centre - Hervé Morin, Valérie Létard et André Santini - et une vingtaine de sénateurs centristes dont Michel Mercier et vous-même. Allez-vous rejoindre le Nouveau Centre?
Il n'en est pas question. Je n'irai pas au Nouveau Centre, pas plus qu'à l'UMP. Je suis centriste, viscéralement attaché à l'existence d'un centre indépendant en mesure de nouer des alliances dans la clarté. Je ne confonds pas autonomie et isolement. Mon parti historique, c'est l'UDF. C'est, d'ailleurs, celui de l'ensemble des sénateurs centristes. Nous avons tous été élus sous cette étiquette. L'UDF n'est pas morte, contrairement à ce que certains tentent de faire croire. L'UDF a conservé son existence juridique et patrimoniale. Je demande, que soit rapidement convoqué le comité directeur de l'UDF. François Bayrou, qui est également président de l'UDF, a longuement reçu à ce sujet, Michel Mercier, le président de notre groupe sénatorial. Il est désormais saisi de ma demande. J'attends.
Qu'attendez-vous exactement?
Je ne veux plus être pris en otage. Pour le moment, la situation est bloquée, elle doit évoluer. Si nous ne pouvons retrouver notre liberté "à l'amiable", nous étudierons les voies juridiques de le faire. Je veux faire revivre l'UDF, et je ne suis pas le seul. Nous avons les moyens de le faire. Au titre du financement de la vie publique, j'ai toujours déclaré mon rattachement à l'UDF, jamais au MoDem. Y compris cette année. Les locaux occupés par le Modem, rue de l'Université à Paris, sont des locaux qui appartiennent à l'UDF. Il va, aussi, falloir régler cette question. Aujourd'hui le MoDem est inaudible. Il ne dit plus rien sur rien. Je suis président de la commission des finances du Sénat. A ce titre, je suis très préoccupé par la crise financière mondiale qui nous menace. J'attends une expression politique forte sur le sujet. Je ne l'entends pas chez François Bayrou. Cela ne peut plus durer.
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mardi, 18 mars 2008
Bravo à Christian Blanc
L'artisan des accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, le redresseur d'Air France, l'ancien PDG de la RATP et le député Nouveau centre des Yvelines sera chargé de mettre en oeuvre le projet de "Grand Paris" cher à Nicolas Sarkozy.
A 65 ans -il est né le 17 mai 1942 à Talence (Gironde), cet ancien socialiste a déjà une longue carrière derrière lui dans la politique et l'entreprise.
Diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, il préside la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) entre 1964 et 1965.
Alors proche de Michel Rocard, il entre avec lui au PS en 1974. Après la victoire de la gauche en 1981, il entame une carrière dans l'administration préfectorale. De 1981 à 1983 il est directeur de cabinet d'Edgard Pisani, commissaire européen, puis commissaire de la République des Hautes-Pyrénées en 1983-1984 et secrétaire général de la Nouvelle-Calédonie en 1983-1985. Il est nommé préfet de Seine-et-Marne en 1985.
En 1988, son ami Michel Rocard le charge d'une "mission du dialogue" destinée à ramener la paix en Nouvelle-Calédonie. La mission est un succès, conclue par la signature des Accords de Matignon. L'année suivante, il prend la présidence de la RATP.
Forte personnalité, Christian Blanc a souvent démissionné durant sa carrière. Il claque la porte de la RATP en 1992 quand le gouvernement refuse de le soutenir pour instaurer le service minimum dans l'entreprise.
Nommé à Air France en 1993, il applique la "méthode Blanc" pour redresser la compagnie aérienne, alors en situation de quasi-faillite. Quatre ans plus tard, il démissionne en arguant d'un désaccord stratégique avec le ministre communiste des Transports Jean-Claude Gayssot sur le rythme de modernisation de l'entreprise.
Il s'investit alors dans l'ONG Action contre la Faim dont il est administrateur entre 1999 et 2001 et dans la création de deux start-ups. Il préside la banque d'affaires Merrill Lynch France entre 2000 et 2002.
Christian Blanc entre pleinement en politique en 2002, lorsqu'il est élu député de la 3e circonscription des Yvelines contre un candidat UMP. Il rejoint comme apparenté les bancs du groupe UDF de François Bayrou.
En 2007, il soutient Nicolas Sarkozy dès le premier tour de l'élection présidentielle et rejoint le Nouveau centre au moment des législatives.
Aux dernières municipales, Christian Blanc a échoué aux élections municipales au Chesnay contre le maire sortant divers droite Philippe Brillault.
Officier de la Légion d'honneur, Christian Blanc est l'auteur de "La croissance ou le chaos" (Odile Jacob, 2006) et du "Lièvre et la tortue" avec Thierry Breton (Plon, 1994). Son rapport au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin "Pour un écosystème de la croissance" a inspiré la création des pôles de compétitivité.
Au gouvernement, il sera chargé de concrétiser le "Grand Paris", un projet avancé par Nicolas Sarkozy en septembre dernier. L'idée, ambitieuse, est de favoriser la concertation entre les communes de l'agglomération parisienne sur les grands projets d'urbanisme, alors même que Paris est la seule agglomération française à ne disposer d'aucune structure intercommunale. Il devrait s'agir du chantier "le plus ambitieux depuis Haussmann", selon les termes présidentiels.
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Les choix de François Bayrou suscitent des critiques au sein du MoDem
La stratégie d'"indépendance" de François Bayrou, fil directeur du leader du MoDem tout au long de la campagne des municipales, est désormais contestée au sein même du mouvement centriste, alors que le scrutin du 16 mars s'est soldé par la défaite de M. Bayrou à Pau et plusieurs revers pour le mouvement, notamment à Paris.
Le leader centriste s'est montré résolu à maintenir le cap, dimanche soir à Pau : "Ce centre fort, nous devons le construire", même si ce n'est "pas facile", a-t-il lancé. Sur la même ligne, la chef de file du MoDem parisien, Marielle de Sarnez, seule rescapée du parti centriste au Conseil de Paris, a assuré que les tentatives du MoDem pour remettre en cause la bipolarisation constituent "un chemin que nous allons poursuivre".
"CHIMÈRE PRÉSIDENTIELLE" DE FRANÇOIS BAYROU
Mais d'autres élus MoDem se sont livrés à une analyse toute différente du résultat des élections : "La stratégie de François Bayrou est suicidaire : il sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle", a accusé l'eurodéputé Thierry Cornillet. "Il y avait 118 députés quand François Bayrou est devenu président de l'UDF en 1998, il en reste trois. On a perdu la moitié de notre groupe sénatorial, on n'a quasiment plus d'élus de terrain", a déploré cet ancien président du Parti radical valoisien, préconisant la création d'un courant de centre droit au sein du MoDem.
Tout aussi sévère, le sénateur Jean Arthuis a jugé que les municipales ont montré "l'échec de la stratégie d'autonomie" du MoDem, et réclamé une "réunion d'urgence" de ses instances dirigeantes et de celles de l'UDF, qu'il veut "faire revivre" pour "sortir de ce kaléidoscope incompréhensible et illisible". Il a fait valoir que "les seules élections de membres du MoDem sont le fruit d'alliances avec des formations de droite", comme à Mont-de-Marsan, Saint-Brieuc ou Talence (Gironde).
JEAN-PIERRE RAFFARIN CONSTATE LA "DISPARITION DE M. BAYROU"
La mise en cause de la stratégie élaborée au moment de la campagne pour l'élection présidentielle n'est pas entièrement neuve. Après une première série de défections dans l'immédiat après-présidentielle, le mouvement de M. Bayrou a enregistré de nouveaux départs pendant la campagne des municipales. L'ancien journaliste Jean-Marie Cavada a conduit une liste soutenue par l'UMP dans le 12e arrondissement de Paris et lancé le mouvement "Avenir démocrate", avec les députées européennes Claire Gibault et Janelly Fourtou. Le président sortant du conseil général du Rhône, Michel Mercier, "ami de trente ans" de M. Bayrou, a démissionné de la présidence de la fédération départementale pour protester contre la stratégie d'autonomie adoptée à Lyon.
Ceux qui étaient partis entre les deux tours de la présidentielle pour fonder le Nouveau Centre se sont engouffrés dans la brèche : le président du mouvement, Hervé Morin, a appelé lundi les "déçus" du MoDem à rejoindre son parti, après "l'échec absolu" du mouvement de M. Bayrou aux municipales. L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin (ex-UDF qui avait rejoint l'UMP en 2002) a, pour sa part, estimé que l'UMP devait "s'ouvrir au centre" après la "disparition de François Bayrou".
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lundi, 10 mars 2008
Municipales à Strasbourg : le Modem et la cuisine électorale
La candidature estampillée du Mouvement démocrate aux municipales c’est trompée de voie, confondant l’indépendance et l’isolement, la pugnacité et l’agressivité. Aucune ligne, aucune vision claire n’a pu être comprise des électeurs. La crise de leadership est réelle.
Il serait naturellement indécent de chercher à se vendre au plus offrant. Le monde politique a besoin d’équilibre et de pluralisme mais il a aussi besoin de clarté et d’honnêteté.
Alors aujourd’hui, on est en droit de se poser une question : ou est passé le courant Centriste humaniste et démocrate ? Certains disent à gauche, sanctionnant une droite décomplexée ou plus récemment sanctionnant les frasques du président Sarkozy.
Mais ce courant centriste est t-il pour autant représenté sur les listes du PS ? Naturellement non !
C’est pour cette raison qu’à titre personnel, j’apporte mon soutien à la liste Union pour Strasbourg de Fabienne Keller où sont représentés les seuls vrais centristes de cette campagne municipale, qui sauront agir avec pragmatisme et efficacité.
Le jour viendra pour réaffirmer un pôle centriste et humaniste fort…
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